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Depuis la dernière éruption de violence à Mogadiscio, début juin, Ankara mène une médiation entre le président somalien et l’opposition. Le pays est stratégique pour les Turcs, qui en sont le premier partenaire sécuritaire.

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Des soldats somaliens patrouillent après les affrontements entre les partisans de l’opposition et les forces de sécurité de l’État à Mogadiscio (Somalie), le 4 juin 2026. Des soldats somaliens patrouillent après les affrontements entre les partisans de l’opposition et les forces de sécurité de l’État à Mogadiscio (Somalie), le 4 juin 2026.

La Turquie a trop investi en Somalie pour voir le pays basculer à nouveau dans la guerre civile. Lors de la dernière poussée de tension dans le pays de la Corne de l’Afrique, jeudi 4 juin, Ankara a ainsi dépêché en urgence le numéro deux de son renseignement, Ahmet Cemalettin Çelik, qui a été le premier étranger à se rendre à Mogadiscio. Il est arrivé dans la capitale somalienne au début des affrontements entre des milices liées à l’opposition et l’armée fidèle au président, Hassan Cheikh Mohamoud, qui cherche à se maintenir au pouvoir. Les combats ont fait 13 morts et 190 blessés, d’après une note du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Depuis sa première visite à Mogadiscio en 2011, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a érigé la nation de la Corne de l’Afrique comme sa priorité absolue sur le continent. Ankara, premier partenaire sécuritaire de la Somalie et principal parrain du chef de l’Etat, y domine les secteurs de la construction, du développement, de la santé, et y dispose de sa plus grande ambassade et de sa seule base militaire à l’étranger – pour former l’armée somalienne. La Turquie compte capitaliser sur cette forte emprise : elle s’apprête à lancer des forages pétroliers offshore et à construire sa première base spatiale dans le désert somalien.

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