NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
L'augmentation de la population carcérale à la prison pour hommes de Yellowknife pousse les Services correctionnels des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) à installer trois détenus par cellule.
Le Centre correctionnel du Slave Nord (CCSN) a une capacité prévue de 148 détenus, selon le gouvernement des T.N.-O.
Le 10 août, on y dénombrait 159 détenus.
Lydia Bardak, une activiste de longue date de Yellowknife, a notamment été directrice de la Société John Howard des T.N.-O., qui a pour mission de favoriser le traitement juste et humanitaire des personnes incarcérées.
Si les causes de cette hausse de la population carcérale demeurent floues, elle note qu'elle coïncide avec des registres de la Cour de plus en plus chargés, ce qui signifie que davantage de personnes font face à des accusations.
Cette situation survient aussi dans la foulée de la réforme fédérale du système de mise en liberté sous caution, entrée en vigueur en juillet, qui rend plus difficile l'obtention d'une mise en liberté sous caution pour diverses infractions.

Lydia Bardak défend les droits des détenus du territoire depuis plusieurs années. Elle dit craindre que la surpopulation carcérale à la prison de Yellowknife ne compromette la sécurité des détenus et du personnel.
Photo : Radio-Canada / Luke Carroll (CBC/Radio-Canada)
Parmi la population carcérale du CCSN, 136 détenus sont en détention provisoire, ce qui signifie qu’ils pourraient être en attente de leur procès.
Le gouvernement territorial affirme qu’il est trop tôt pour savoir si les changements à la loi sont en cause et dit ne pas conserver de données sur le nombre de personnes s’étant vu refuser une libération sous caution.
Lydia Bardak trouve ces chiffres alarmants.
Selon elle, il est préoccupant de voir trois détenus dans une cellule, qu’elle décrit comme ayant la taille d’une salle de bain dans une maison. Un détenu doit d'ailleurs dormir sur un matelas de sol situé à proximité de la toilette.
Lydia Bardak dit également s’inquiéter pour la sécurité du personnel carcéral.
Le personnel risque également d’être blessé, tout comme les détenus, dit-elle.
Une prison sécuritaire, selon le ministère
Dans une réponse par courriel, une porte-parole du ministère de la Justice des T.N.-O., Ngan Trinh, indique que le Service correctionnel a occasionnellement recours à une triple occupation de cellules, et ce, dans de plus grandes cellules conçues pour une occupation multiple, et seulement lorsque nécessaire.
Le Ministère a décliné la demande d’entrevue de CBC/Radio-Canada.
La surpopulation de la prison de Yellowknife a d’abord été signalée en juin par Cabin Radio (nouvelle fenêtre). On y dénombrait alors 152 détenus.
Bien que l’unité pour adultes au CCSN fonctionne présentement au-delà de sa capacité prévue, l’établissement continue d’offrir un cadre sûr et efficace, déclare Ngan Trinh.
Elle ajoute que l’établissement a déjà connu pire. En 2009-2010, le CCSN dépassait les 180 détenus.
Ngab Trinh indique que des transferts de détenus pourraient survenir par des ententes d’échanges de services avec d’autres autorités gouvernementales.
Le CCSN ne va pas installer quatre lits par cellule.
Gayla Thunstrom, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Nord, a indiqué par courriel : Le Syndicat n’a pas reçu de plaintes formelles à propos d’une surpopulation portant atteinte aux conditions en milieu de travail.
Le Syndicat a décliné une demande d’entrevue de CBC/Radio-Canada.
Gayla Thunstrom pointe du doigt la décision du gouvernement territorial de fermer l’un de ses centres correctionnels à Fort Smith en 2024.

Un corridor du Complexe correctionnel de Fort Smith. La prison pour hommes a fermé ses portes en 2024.
Photo : Radio-Canada / Kate Kyle (CBC/Radio-Canada)
Le gouvernement a fermé l’établissement de Fort Smith contre le gré de la communauté et des travailleurs, et il a bien fallu que ces détenus aillent quelque part, dit-elle.
Selon Ngan Trinh, l’autre prison pour hommes des T.N.-O., le Centre correctionnel du Mackenzie Sud, à Hay River, ne fonctionne actuellement qu’à 19 % de sa capacité.
Le Centre correctionnel pour femmes de Fort Smith, avec 65 détenues, fonctionnerait à 65 % de sa capacité.
Un ensemble de facteurs influencerait la population carcérale.
Ces facteurs incluent les taux de criminalité, les décisions des tribunaux, les admissions en détention provisoire, la durée des peines ainsi que les modifications législatives. Il est donc difficile d’attribuer la hausse de la population carcérale à un facteur unique, explique Ngan Trinh.
Lydia Bardak fait valoir que les difficultés qui font augmenter le taux de criminalité sont toutes reliées : manque de logement, croissance du trafic de drogues et manque de services de prévention dans le territoire.
Elle dit toutefois garder espoir.
Nous entendons notre gouvernement parler de plus en plus de programmes de bien-être ou encore de programmes en pleine nature. Il y a bel et bien une prise de conscience.
Avec les informations de Luke Carroll


3 week_ago
33



























.jpg)






French (CA)