Comme si une marée basse avait subitement retiré le manteau des eaux, les bateaux s’échouent aujourd’hui sur la terre ferme, pris au piège de rivages désertés. Mais sur le lac de Joux comme sur celui des Brenets, ce n’est pas le rythme de la lune qui assèche les cuvettes, mais l’incurable brûlure de la sécheresse.
Malgré de récentes précipitations bienvenues mais dérisoires, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) maintient le pays sous un avis d’alerte maximale de degré 4 sur 4. Les lacs s’évaporent, les rivières s’épuisent et certaines communes se voient contraintes d’imposer des restrictions drastiques d’eau potable.


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