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La Société de transport de Trois-Rivières vient de souligner les 49 ans de service d'un de ses chauffeurs pour qui, malgré tout, l'heure de la retraite n'a pas encore sonné.
Bernard Corriveau a entrepris sa carrière au sein du service de transport en commun de l'ancienne ville de Trois-Rivières-Ouest en 1977.
Ce chauffeur de 69 ans dit qu'il a toujours particulièrement aimé le contact avec ses passagers.
Au volant d'autobus urbains depuis presque un demi-siècle maintenant, ce chauffeur vétéran a parcouru l'équivalent de 32 fois la circonférence de la Terre sans jamais quitter Trois-Rivières.
Quand il a commencé, en 1977, le transport en commun n'avait pas encore été intégré dans les trois villes sœurs. Il conduisait alors des autobus scolaires adaptés pour le service distinct de Trois-Rivières-Ouest.
Ce temps-là, c'était bien. Oui, oui, c'est juste que l'hiver, il faisait froid. Ça ne chauffait pas tellement, quand même, se souvient-il.
Son permis de conduire des autobus, il l'avait obtenu non pas de la SAAQ mais de l'ancêtre de cette société d'État, le Bureau des véhicules automobiles du Québec.
C'était assez simple d'avoir un permis de conduire de classe 1. Dans le temps, c'était classe 1. Aujourd'hui, c'est classe 2, indique-t-il.
Son travail consistait au départ à prendre les usagers de Trois-Rivières-Ouest sur un circuit qui aboutissait sur la rue des Forges.
On transférait les clients au centre-ville, avec Trois-Rivières, puis Cap-de-la-Madeleine.
Les véhicules n'étaient pas équipés de systèmes de communication comme aujourd'hui. En cas de panne, ça compliquait les choses.
On avait toujours du petit change dans les poches, parce que quand on était stallés, il fallait se trouver un téléphone pour appeler ou aller cogner à une porte, se remémore-t-il.
Autre dimension importante de son travail : Bernard Corriveau a toujours aimé le contact avec le public.
Souvent, le matin, on avait toujours les mêmes clients, ou presque. Puis le matin, la première personne qu'ils rencontrent, c'est le chauffeur. Ils ont des choses à raconter. Je les écoute, puis on parlait.
Un de ses collègues de la STTR raconte qu'à l'âge de 12 ans, lorsqu'il prenait l'autobus pour aller aux cadets à Trois-Rivières-Ouest, c'est ce même monsieur Corriveau qui tenait le volant.
C'est lui. C'est plus lui qui m'a reconnu, qui a dit : "Heille, toi, quand tu étais jeune, je t'embarquais", raconte Kirk Groninger, coordonnateur à l'exploitation de la STTR.
S'il y a un aspect que ce chauffeur pourrait déplorer, c'est la circulation dans les rues de la ville. Quand il a commencé, les heures de pointe et les bouchons n'existaient pas encore ici.
Je dis toujours que c'est la dernière année, mais Kirk, il dit : "Tu me dis ça chaque année", rigole M. Corriveau.
Circuits, services, confort, équipement : tout a bien évolué depuis ses débuts, notamment le coût du passage, maintenant à quatre dollars. C'était 50 sous il y a 49 ans.


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