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Le conseil d’administration de la Société de transport du Saguenay (STS) s’est réuni mercredi après-midi pour statuer sur la façon de réintégrer son ancien directeur général, Jean-Luc Roberge. Au cours d’une séance de quelques minutes, le CA a exprimé sa volonté d’entamer rapidement des discussions avec M. Roberge.
Le conseil d’administration a affirmé qu’il prend acte de la décision du Tribunal administratif du travail ordonnant le retour de M. Roberge à titre de directeur général de la société de transport.
Plus tôt cette semaine, dans une décision de 45 pages, le TAT a annulé le congédiement de M. Roberge, affirmant qu’il avait été injustement relevé de ses fonctions en 2022.
Même si le retour de M. Roberge n’a pas été officiellement confirmé, un changement de ton semble déjà s’observer au sein du CA.
La présidente du conseil d’administration de la STS, Joan Simard, espère pouvoir régler ce dossier rapidement, et ce, appuyée par la conseillère juridique de la société de transport.
Les gens sont conscients qu'on a la volonté que ça soit derrière nous, que la personne, le plus tôt possible, soit informée de comment on va faire les choses.
Un nouveau procureur a d’ailleurs été nommé au dossier et sera chargé de démarrer les procédures et de rencontrer M. Roberge ainsi que son avocat.

Joan Simard est présidente du conseil d'administration de la STS.
Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis
L’actuel directeur général de la société de transport et membre du CA, Frédéric Michel, était pour sa part absent de la rencontre. Il a fait partie des membres du personnel qui ont témoigné contre son prédécesseur durant les procédures judiciaires.
Le contrat de Frédéric Michel à titre de directeur général est en vigueur jusqu’en 2027, ce qui pourrait complexifier le retour de Jean-Luc Roberge.
Un nouvel exercice financier à prévoir
La décision rendue par le TAT force par la bande la STS à revoir son exercice financier. Le jugement ordonne notamment le remboursement de quatre ans de salaire à M. Roberge.
À cela s’ajoute le remboursement des frais juridiques engagés par Jean-Luc Roberge lui-même, dont le montant total n’a pas été dévoilé. Des discussions avec la Ville sont à prévoir dans les prochains jours.
On a l’obligation d’appuyer financièrement notre société de transport, c’est prévu dans la loi, a fait savoir le maire de Saguenay, Luc Boivin.

Luc Boivin s’engage à soutenir financièrement la STS. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard
Ultimement, s’il y a des négociations, des coûts additionnels pourraient aussi s'ajouter, a indiqué M. Boivin, en faisant référence à la possibilité que la STS verse des frais pour dommages et intérêts à son directeur général.


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