NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des défenseurs de l’environnement critiquent la volonté du gouvernement de Susan Holt de relancer l’industrie minière, exprimée dans la Stratégie détaillée du Nouveau‑Brunswick sur les minéraux, dévoilée lundi.
Le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick (CCNB) juge que la stratégie ne tient pas suffisamment compte de la population.
Les Néo-Brunswickois investissent leur argent, leur gagne-pain, leur santé et leur communauté dans les décisions des gouvernements au sujet des ressources naturelles, alors ils devraient être inclus dans ces stratégies au moins autant que les investisseurs étrangers, affirme Beverly Gingras, directrice générale du CCNB.

Beverly Gingras, directrice du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick
Jean-Marc Beaulieu, du groupe Éco baie des Chaleurs, exprime un avis similaire.
Malgré tout ce qui est dit dans les 43 pages de la nouvelle stratégie, en conclusion, il n’y a rien qui tient compte des notions que ça pourrait amener des effets négatifs au niveau des populations locales ou des populations des Premières Nations, dit-il.

Résident de Miguasha, Jean-Marc Beaulieu est un opposant au projet d'exploitation d'un gisement de pouzzolane à Dalhousie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Beverly Gingras et Jean-Marc Beaulieu reconnaissent que le Nouveau-Brunswick a besoin d’emplois et de revenus, mais Mme Gingras dit que l’exploitation des ressources minières ne dure que quelques années et que les contribuables paient ensuite la remise en état des lieux contaminés.
Réactions politiques
L'importance de protéger l’environnement apparaît plusieurs fois dans la stratégie. Par exemple, il faut réduire le fardeau réglementaire inutile, mais en maintenant de solides mesures de protection de l’environnement et en veillant au respect des droits ancestraux et issus de traités, peut-on lire en page 23 de la version française.

Le chef du Parti vert, David Coon, dénonce la stratégie minière des libéraux. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Le chef du Parti vert, David Coon, n’est pas rassuré pour autant.
C’est beaucoup de bruit. La première ministre a écrit que nous avons la sensibilité d’exploiter ces ressources d’une bonne manière, mais ce n’est pas la réalité. Juste regardez [le chapitre des] priorités stratégiques dans le document : pas de mention de l’environnement, affirme David Coon en entrevue jeudi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.
Le chef intérimaire de l'opposition, le député progressiste-conservateur Glen Savoie, s’interroge sur les priorités du gouvernement libéral.
On peut avoir toutes les mines qu'on veut, mais, sans un gouvernement qui peut contrôler ses dépenses, on ne va pas bénéficier de nos ressources, lance Glen Savoie.

Glen Savoie, chef intérimaire de l'opposition au Nouveau-Brunswick, dénonce l'augmentation du déficit budgétaire provincial.
Photo : Zoom
Le ministre des Ressources naturelles, John Herron, veut se faire rassurant quant à la protection de l’environnement.
La stratégie minière globale repose sur certains principes. L'un d'entre eux, avant tout, c'est que nous devons être environnementalement responsables. Nous devons veiller à tester les promoteurs de projets sous tous les angles. Il faut que ce soit rigoureux sur le plan environnemental, explique John Herron.

Le ministre des Ressources naturelles, John Herron, réagit aux critiques de la stratégie de son gouvernement.
Photo : Zoom
Il ne faut pas craindre non plus l'objectif de rendre plus efficaces les processus de réglementation et de délivrance de permis, ajoute M. Herron.
Ce n'est pas comme si nous voulions contourner les processus, mais nous voulons nous assurer que cette démarche soit axée sur les délais, afin que les gens aient une visibilité sur les autorisations et les licences, dit-il.
Le ministre reconnaît que le développement minier n’est pas la solution complète aux défis financiers de la province, mais il est convaincu que cela peut améliorer la situation.

Le professeur Paul Alexandre, de l'Université de Brandon.
Photo : Zoom
Paul Alexandre, professeur de géologie à l'Université de Brandon, au Manitoba, recommande au Nouveau-Brunswick d'agir en prenant des précautions.
Je pense que la province a un retard dans le développement de l’industrie minière. Donc, il faut le faire. Il faut investir de l’argent et il faut le faire vite, mais après, oui, il faut faire attention, ne pas faire de gaffe et à chaque pas se poser les questions : "Qu’est-ce qu’on fait, et comme on le fait?", affirme Paul Alexandre en entrevue mercredi à l’émission Le téléjournal Acadie.


3 month_ago
44



























.jpg)






French (CA)