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L'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) déplore un manque d'effectifs sur la Côte-Nord. Son président, Dominic Roberge, rapporte qu'il y a une pression énorme sur les policiers qui doivent travailler dans un contexte de hausse des crimes violents.
C’est particulièrement le cas du poste de Sept-Îles, précise l'APPQ, alors que le secteur est aux prises avec des groupes criminels qui luttent entre eux pour le trafic de stupéfiants. Des coups de feu en pleine rue et des incendies criminels en série ébranlent la communauté depuis plusieurs mois déjà, alors même que les policiers mènent de nombreuses perquisitions et des arrestations.
Dominic Roberge affirme qu’il y a 22 policiers à la patrouille à Sept-Îles, alors qu’il devrait y en avoir 25 dans un contexte normal. Or, avec la vague de violences en cours dans la région, il en faudrait encore davantage, selon lui : de 35 à 40 patrouilleurs.

Un groupe de motocyclistes, dont un individu arborant les couleurs du groupe Lucky Riders. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
M. Roberge précise qu’avec montée de la violence, les policiers de la région sont constamment débordés. En plus de composer avec la criminalité, ces derniers doivent continuer de répondre aux demandes urgentes quotidiennes et de prêter assistance lorsque nécessaire aux corps policiers des Premières Nations.
Ça amène une pression énorme sur les policiers.
Selon le président, la situation s'explique entre autres par les coupes dans les services administratifs de la SQ. Ces dernières amènent des retards dans les processus d'embauches et d'arrivées en région des nouveaux policiers.
La Sûreté du Québec n'a pas répondu à nos questions pour le moment.
Lutter contre le sentiment d'insécurité
Dominic Roberge croit voir une contradiction dans le discours du gouvernement en lien avec la criminalité dans la région. D’un côté on veut rehausser le sentiment de sécurité des citoyens, mais la façon d’y arriver c’est de couper le budget lance-t-il.
En effet, le ministre Lafrenière a évoqué à plusieurs reprises vouloir s’attaquer au sentiment d’insécurité des Québécois par rapport à la criminalité.

Le ministre Ian Lafrenière veut renforcer le sentiment de sécurité de la population. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Son ministère a pourtant annoncé des coupures à la SQ cet automne. Pour éviter la fermeture de postes et pour ne pas sabrer dans les services à la population, le gouvernement Legault avait revu en octobre sa cible de 120 M$ de compressions.
Contacté, lundi matin, le ministère de la Sécurité publique n’a pas voulu émettre de commentaires pour l'instant.


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