NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La toute première édition de la Semaine Climat Montréal (SCMTL) aura lieu du 8 au 13 septembre. L’événement, dont l’ex-ministre fédéral de l’Environnement Steven Guilbeault est l’ambassadeur, entend « être un mouvement rassembleur à plusieurs niveaux de la société ».
« Le but, c’est vraiment de rassembler les gens proches d’où ils travaillent, où ils vivent, à travers les différents stades de la société, les différents domaines, les différents secteurs pour vraiment se réunir dans l’espoir et faire avancer l’action climatique », explique la directrice générale de la SCMTL, Juliette Champoux-Pellegrin.
Pendant six jours, des citoyens, des entreprises, des institutions, des chercheurs, des artistes et des organismes se réuniront avec l’objectif de « remettre le climat au centre des discussions ». Plus de 125 événements et initiatives soumis par la communauté auront lieu partout dans la métropole, et la majorité d’entre eux seront gratuits.
Se décrivant comme « un ambassadeur » de l’événement, Steven Guilbeault, qui a quitté la vie politique à la fin de la dernière session parlementaire, fait son retour dans le militantisme écologique. « On a besoin de lieux de discussion et d’échange — c’est vrai ici, c’est également vrai ailleurs — pour trouver des solutions, mais partager aussi nos expériences, nos perceptions et même nos inquiétudes », affirme-t-il en entrevue avec Le Devoir.
La SCMTL s’inscrit dans un mouvement international qui rassemble déjà de grandes villes comme New York et San Francisco. Selon Mme Champoux-Pellegrin, Montréal « est une ville qui a déjà tellement d’initiatives climatiques ». « On a tellement d’acteurs dans l’écosystème et je vois tous les bons coups qui s’y passent mais je vois aussi les façons dont on peut s’améliorer », affirme-t-elle.
Urgence d’agir
M. Guilbeault et Mme Champoux-Pellegrin s’accordent pour dire que la question du climat n’occupe pas suffisamment de place dans le débat public, que ce soit au Québec ou au Canada. « Nous sommes entrés dans l’ère des changements climatiques », affirme l’ancien ministre fédéral. « On peut jouer à l’autruche tant qu’on veut, mais oui il faut travailler à réduire les émissions [de gaz à effet de serre] pour éviter le pire. »
D’ailleurs, au huitième jour de la campagne électorale québécoise, M. Guilbeault déplore que la question des changements climatiques n’ait toujours pas été abordée par les partis politiques. « Peut-être qu’on en parlera, mais jusqu’à maintenant, ça n’a pas été le cas. »
La question d’exploitation du gaz de schiste dans la province est revenue sur la table après que la première ministre eut ouvert la porte à une relance de l’industrie, et a fait parler d’elle sur la route électorale. « Ça va vraiment à l’encontre non seulement de ce qu’on devrait faire de façon générale, mais de ce qui se passe aussi ailleurs dans le monde », fait valoir M. Guilbeault.
« Redonner de l’agentivité aux gens »
L’objectif de la SCMTL est aussi « de redonner de l’agentivité aux gens », tout en faisant de l’éducation populaire. « En ce moment, il y a comme une tension entre “c’est dans longtemps les changements climatiques” et “c’est déjà tellement intense qu’il n’y a rien qu’on peut faire” », avance Juliette Champoux-Pellegrin.
À travers l’événement, elle espère ainsi faire passer le message que « chaque action compte » et redonner de l’espoir aux citoyens parce que « tout n’est pas perdu ».
« On veut montrer que oui, [les changements climatiques sont] un problème énorme, mais qu’on est capable à notre échelle de se préparer », renchérit M. Guilbeault en parlant d’« adaptation » et de « résilience ». « On peut le faire de façon individuelle, de façon familiale, de façon communautaire, à l’échelle de la ville et, idéalement, un jour, de la province et du pays. »
Maintenant qu’il a quitté la politique, M. Guilbeault, qui a travaillé pendant 10 ans pour la branche canadienne de Greenpeace et cofondé l’organisation québécoise Équiterre, souhaite collaborer à des initiatives comme celles de la SCMTL. Il a déjà prévu de se rendre à la Semaine du climat à New York, à la COP17 sur la biodiversité en Arménie, ainsi qu’à la COP31 sur les changements climatiques en Turquie.


6 hour_ago
24



























.jpg)






French (CA)