Des masques au plomb aux tendances beauté virales sur TikTok, il n'y aurait parfois qu'un pas. Invitées de "Culture Médias" pour présenter "Chamouxland : La Reconstruction" sur Canal+, Camille Chamoux et Cloé Bailly rappellent, avec beaucoup d'humour, que les diktats de la beauté poussent les femmes à mettre leur santé au second plan depuis des siècles.
"Souffrir pour être belle". À l'occasion de leur passage dans Culture Médias pour présenter Chamouxland : La Reconstruction, diffusé sur Canal+, l'humoriste Camille Chamoux et la réalisatrice Cloé Bailly sont revenues sur l'un des sketchs de leur série, qui détourne avec humour l'univers de La Chronique des Bridgerton pour dénoncer les injonctions à la beauté.
À travers cette parodie, les deux créatrices montrent que les diktats esthétiques d'aujourd'hui ne sont finalement que les héritiers de pratiques parfois tout aussi dangereuses qu'autrefois.
Interrogées par Thomas Isle sur cette séquence inspirée de la célèbre série d'époque, Camille Chamoux détaille le casting de ce sketch avec Camille Gauthier, Souheila Yacoub, Anaïde Rozam, Paola Locatelli et elle-même. Dans cette version décalée, baptisée les "Chroniques de Meudon", les personnages échangent leurs meilleures astuces beauté avec un humour qui fait écho aux tendances virales actuelles.
des tendances qui font grise mine
À l'origine du sketch, Cloé Bailly explique être partie de son propre fil d'actualité sur les réseaux sociaux. "Mon algorithme sur les réseaux sociaux me martèle des trends beauté toutes plus absurdes que les autres. Il y a des trucs complètement démentiels", a-t-elle fait réaliser. Elle cite notamment le "looksmaxxing", une pratique virale qui pousse certains internautes à modifier leur apparence de manière extrême, allant jusqu'à se frapper les os du visage pour tenter d'en accentuer les traits.
Pour Camille Chamoux, ces tendances ne sont finalement que la version contemporaine d'une longue histoire et déplore que "la santé passe après la beauté". L'humoriste rappelle que cette logique existait déjà plusieurs siècles auparavant. "Cloé me disait qu'au XIVᵉ siècle, on utilisait des masques au plomb ou à l'or pour rendre le visage plus diaphane, alors que c'était extrêmement nocif", raconte-t-elle.
Cloé Bailly complète avec un autre exemple historique : "Il y avait aussi les injections de bleu de méthylène, à l'époque romantique, pour avoir l'air morte, un teint bleuté qui faisait ressortir les veines". Autant de pratiques qui montrent que les standards de beauté ont souvent conduit les femmes à mettre leur santé en danger.
Pour Camille Chamoux, le parallèle est évident entre les recettes d'autrefois et les tendances diffusées aujourd'hui sur les plateformes sociales. "C'est vraiment un fil rouge de l'histoire des femmes d'avoir toujours fait les pires trucs pour essayer de se conformer aux pires injonctions, aux pires modèles", a-t-elle fini par conclure.


2 day_ago
17



























.jpg)






French (CA)