Le pétrolier DF Peak, suspecté de naviguer sous faux pavillon, a été intercepté lundi à plus de 450 milles nautiques de l’île, a annoncé Emmanuel Macron.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 20:38 | mis à jour aujourd'hui à 21:12 - Temps de lecture :

« Ce matin, à plus de 450 nautiques au sud de La Réunion, notre Marine nationale a arraisonné le pétrolier DF Peak », a annoncé le chef de l'Etat. Photo Sipa/Eliot Blondet « Ce matin, à plus de 450 nautiques au sud de La Réunion, notre Marine nationale a arraisonné le pétrolier DF Peak », a annoncé le chef de l'Etat. Photo Sipa/Eliot Blondet

Un navire « suspecté de naviguer sous un faux pavillon », et « impliqué » dans un trafic « de transport de carburants », a été arraisonné lundi par la marine française au « sud de la Réunion », île française de l'océan indien, a annoncé Emmanuel Macron.

« Ce matin, à plus de 450 nautiques au sud de La Réunion, notre Marine nationale a arraisonné le pétrolier DF Peak », a annoncé le chef de l'Etat sur X, montrant de brèves images d'une intervention, et assurant que « la France est déterminée à lutter contre la flotte fantôme », employant un terme utilisé pour désigner des navires utilisés par la Russie pour contourner les embargos occidentaux.

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Un faux pavillon béninois confirmé à bord

Battant pavillon béninois, le DF Peak est un pétrolier figurant sur la liste de l'UE des navires placés sous sanctions, soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe depuis le 25 juin 2024 alors qu'il s'appelait Kaliningrad. « L'examen des documents par l'équipe de visite après sa montée à bord a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré », a pour sa part indiqué sur X l'état-major des armées françaises, précisant avoir procédé au « déroutement du navire sous escorte des moyens de la Marine nationale ». Plus de 700 navires sont actuellement inscrits sur la liste des sanctions européennes.

Les navires soupçonnés de servir à la Russie pour exporter ses hydrocarbures malgré les sanctions américaines, britanniques ou européennes, changent parfois de nom ou de pavillon pour déjouer les contrôles. L'annonce d'Emmanuel Macron intervient dans un contexte d'inquiétude des Européens sur l'avenir de la guerre en Ukraine, après des levées de sanctions et un accord sur le gazole russe entre Washington et Moscou. Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi avoir négocié la livraison de quantités massives de gazole russe aux marchés américain et mondial, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou, au grand dam du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a dénoncé une décision « indigne ».

L'Union européenne a de son côté promis de continuer à renforcer ses propres mesures contre Moscou, et la cheffe de sa diplomatie, Kaja Kallas, a déclaré samedi que la levée de sanctions sur le gazole russe contribuait à alimenter la guerre menée par le Kremlin contre son voisin ukrainien. Donald Trump a également annoncé dimanche un « cessez-le-feu énergétique » entre la Russie et l'Ukraine. Une trève non respectée selon Volodymyr Zelensky : « Il apparaît de plus en plus clairement que la Russie refuse d'accepter la trêve énergétique proposée par les États-Unis et qu'elle entend poursuivre ses attaques aériennes terroristes contre notre population », a-t-il dit lundi sur X.  Selon le dirigeant ukrainien, la Russie a frappé lundi six infrastructures énergétiques en Ukraine.

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