NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La semaine fut chargée pour Nicolas Joschko. Ce passionné de navigation au grand cœur a vu, samedi, un quatrième bateau sorti de son imagination et de son Atelier marin, être mis à l'eau. Et pas des moindres, car après notamment une yole de Bantry puis une réplique à l'échelle 1/4 d'un bateau de corsaire qu'il avait baptisé La Licorne, c'est cette fois la réplique exacte du canot royal de Léopold Ier qui, sur le coup de 14h15, samedi, et en présence de l'amiral, a été déposé délicatement par une grue sur le canal de Willebroek, au niveau du quai de Heembeek, non loin du Brussels Royal Yacht-Club (le BRYC). Ensuite, le "Joschkommodore", comme le surnomment ses amis de l'Atelier marin, la structure qui se charge de la construction et du financement des bateaux, a installé la chambre du dais et les rames avant qu'une douzaine de rameurs en habit d'époque ne se chargent de ramener le canot à bon port en compagnie d'un "roi" et d'une "reine", sous les ordres de Nicolas Joschko.
La réplique de la barque du roi Léopold Ier a été remise à l'eau, ravivant avec élégance un fragment oublié du patrimoine maritime belge. ©cameriere ennioSi, jusqu'à présent, les embarcations conçues par l'Atelier marin étaient ensuite mises à disposition d'associations s'occupant de jeunes issus des milieux défavorisés pour leur offrir des heures de navigation, dans le cas du canot royal, c'est la construction même qui a permis à des jeunes en situation handicap issus de la structure de travail adapté Nos Pilifs de mettre la main à la pâte. Ce fut aussi le cas des élèves de la section menuiserie de l'athénée royal d'Enghien, dont deux professeurs de la section Structure Bois, Dominique Stiévenart et Damien Nicaise, présents sur un second bateau pour suivre la mise à l'eau, ne cachaient pas leur émotion : "Les élèves de 5e, 6e et 7e ont réalisé tous les caillebotis en chêne du bateau et deux d'entre eux, élèves en ébénisterie, se sont chargés du fourreau arrière en padouk, un bois extrêmement dur. Pour eux, c'était vraiment une belle occasion de leur montrer que le métier de menuisier peut s'appliquer à de très nombreux domaines. Ils sortent ainsi de leur zone de confort. Et l'air de rien, c'est une sacrée ligne à ajouter sur leur CV. Certains ont aussi participé à l'aménagement des rampes PMR du musée de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines. Ce sont vraiment deux très belles réalisations, et deux belles vitrines pour l'enseignement qualifiant et nos 51 élèves, de la 3e à la 7e. On ne va pas vous cacher que quand on a vu arriver Nicolas Joschko avec ce projet, voici deux ans, on l'a pris pour un doux rêveur (rires). Il nous a montré les plans, une maquette… Et puis son enthousiasme communicatif a fait le reste et voilà le résultat."
Il s'agit donc d'une réplique du canot royal qui a servi de 1835 à 1911 et dont il ne reste que quelques éléments, dont le Cupidon à l'avant, "et encore n'est-ce peut-être pas le tout premier, qui tenait sa trompette de la main gauche alors que celui visible au musée de la Marine la tient de la main droite", poursuivent les deux professeurs.
De retour à quai, nous retrouvons Nicolas Joschko dans la chambre du dais couronné. "Quelle semaine ! quel stress, et quel plaisir de voir que le bateau est bel et bien étanche ! Mercredi, au palais royal, nous avons fait don à la Nation de ce canot en signant un protocole avec l'amiral Botman, avant de faire acter ce don par notaire. Un arrêté royal doit encore confirmer cet acte notarié avant que ce bateau n'appartienne officiellement à la marine belge. Et puis, c'est un projet d'inclusion social auquel pas moins de 103 personnes ont participé à sa construction durant quatre ans."
La réplique de la barque du roi Léopold Ier a été remise à l'eau, ravivant avec élégance un fragment oublié du patrimoine maritime belge. ©cameriere ennioMis à l'eau samedi, le canot reste visible au BRYC jusqu'à mardi, jour où il sera déjà sorti de l'eau. Sa vraie inauguration, elle aura lieu dans deux ou trois mois, à Tour et Taxis où le canot sera exposé dans l'entrepôt royal. "À terme, raconte encore le responsable du projet, il pourra être utilisé pour toutes les manifestations officielles, comme les cérémonies du Bicentenaire de 2030, les 80 ans de la Marine, ou encore les Joyeuses Entrées. Léopold Ier utilisait beaucoup le canot royal, notamment pour réaliser des inspections portuaires à Anvers ou accueillir des chefs d'État étrangers comme la reine Victoria. Devenu roi, Léopold II ne l'a plus utilisé mais il a ordonné que le canot puisse être diligenté à Anvers afin d'accueillir Adrien de Gerlache au retour de son expédition polaire".
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


2 month_ago
25



























.jpg)






French (CA)