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La Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (RÉGÎM) franchit une étape dans l’offre de mobilité durable sur le territoire qu'elle dessert avec une nouvelle phase de son service d’autopartage.
L’organisme a annoncé, mercredi, le déploiement d’un projet pilote bonifié intégrant des fonctions de covoiturage et de voiturage communautaire, en commençant par la municipalité de Maria.
Ce nouveau volet s’ajoute au service d’autopartage initialement lancé en 2021 dans six municipalités gaspésiennes.
Concrètement, les utilisateurs des véhicules d’autopartage de la RÉGÎM ainsi que les citoyens à bord de leur propre voiture pourront désormais proposer des trajets sur la plateforme SAUVeR. Le projet mise ainsi sur l’engagement citoyen pour connecter l’offre et la demande.
Ça va principalement être basé sur du partenariat communautaire, donc des gens qui se proposent pour le faire. C’est beaucoup plus axé sur le bénévolat, explique Marie-Andrée Pichette, directrice générale de la RÉGÎM.

Marie-Andrée Pichette est la directrice générale de la Régie intermunicipale de transport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
L’objectif est de répondre à des besoins de déplacement ponctuels non comblés par les lignes régulières d’autobus, qui ciblent majoritairement les travailleurs et les étudiants en semaine.
Réduire les GES et contrer la rareté des taxis
Pour la Municipalité de Maria, qui agit comme pôle pour cette deuxième phase, l’adhésion au projet répond à des impératifs environnementaux et sociaux. L’administration locale souhaite notamment faciliter les déplacements des aînés participant à des activités communautaires ou culturelles, tout en optimisant l’usage des véhicules.
À Maria, on a vraiment une préoccupation de réduire nos émissions de GES, puisqu’un des principaux postes de dépenses de GES, c’est les transports, souligne la mairesse, Patricia Chartier. Il y a beaucoup de gens qui se promènent en auto solo en ce moment et qui auraient la volonté d’offrir du covoiturage, mais c’est difficile de coordonner tout ça, ajoute-t-elle.
Désormais, il y aura une plateforme qui va être à leur service.

La mairesse de Maria, Patricia Chartier, explique l'implication de l'administration municipale dans le projet pilote d'autopartage.
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Ce service s’avère d’autant plus crucial que l’offre de taxi privé s’est grandement précarisée dans la région au cours des dernières années.
Selon la direction de la RÉGÎM, ce transport alternatif devient une solution incontournable dans les municipalités où il n’y a désormais plus ou peu de services de taxi traditionnels.
C’est pour ça que ce genre de produit là est important dans les municipalités où le taxi est pratiquement inexistant, ce qui est la majorité des municipalités de la Gaspésie. On pense donc qu’on vient répondre à un besoin que la disparition de cette industrie-là a créé, soutient Marie-Andrée Pichette.
Subventions au rendez-vous
L’évaluation financière de cette nouvelle plateforme technologique s’élève à environ 100 000 $. Ce n’est pas de l’argent qui est sorti des coffres de la RÉGÎM. Ce sont des subventions, assure Marie-Andrée Pichette, précisant qu’elles proviennent de la Fédération canadienne des municipalités.
Mme Pichette précise également que ce montant inclut l’acquisition de véhicules d’autopartage pour les campus de Carleton-sur-Mer et de Gaspé du Cégep de la Gaspésie et des Îles.
La RÉGÎM traverse actuellement une période difficile en ce qui a trait à ses liquidités, attribuable à des retards dans les versements gouvernementaux de l’enveloppe de fonctionnement.
Bien que ce projet pilote ne vise pas à générer des profits à court terme pour l’organisme, il permettra de maintenir l’offre globale de transport, soutient la direction de la RÉGÎM.
Pour sa part, la Municipalité de Maria n’injecte pas de fonds directement dans le projet. Sa contribution est plutôt offerte sous la forme de soutien technique, de logistique et de promotion auprès de la population.
Avec les informations de Jean-François Deschênes


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