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RÉCIT - Les autorités sanitaires ont tardé à lancer l’alerte après les premiers cas de la fièvre hémorragique, alors que la faiblesse du système de santé congolais et les conflits armés dans la région touchée compliquent énormément la situation.
« Extrêmement grave. » C’est ainsi que le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, qualifie l’actuelle épidémie de maladie à virus Ebola, qui touche actuellement trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu. Le ministre de la Santé congolais, Samuel Roger Kamba, dénombrait le 26 mai au soir entre 200 et 220 décès vraisemblablement liés à la maladie, et environ 1000 cas suspects, après moins de deux semaines d’une flambée à la vitesse sans précédent. La vague d’Ebola la plus dévastatrice qu’a connu la RDC avait infecté 3470 personnes, mais s’était étalée sur deux années entre 2018 et 2020.
L’OMS s’est empressée, le 22 mai, de relever son évaluation du risque pour la santé publique congolaise à « très élevé », le niveau maximal. Aucun vaccin ni traitement n’existent à l’heure actuelle pour lutter contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, qui frappe seulement pour la seconde…


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