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J’ai traité récemment du brouillard de la guerre en parlant de ce qui concerne le régime des mollahs en Iran. J’ai expliqué pourquoi Donald Trump n’avait pas frappé l’Iran le 15 janvier dernier. Deux semaines se sont écoulées, et le brouillard de la guerre ne s’est pas vraiment dissipé.
Israël dispose à nouveau des munitions requises pour que le Dôme de fer soit pleinement opérationnel, dispose aussi du système laser Iron Beam (Or Eitan) pour détruire les drones, et dispose enfin du système anti-missiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) dont la production par Lockheed Martin a été multipliée par quatre. Les dirigeants israéliens savent qu’en cas d’attaque massive par le régime des mollahs, des missiles risquent de toucher Israël sans avoir été détruits dans l’atmosphère, et ils savent donc qu’il peut y avoir des dégâts en Israël, mais ils savent aussi qu’il vaudrait mieux que le régime des mollahs soit mis rapidement hors d’état de nuire, car sa volonté de destruction génocidaire d’Israël est intacte et ses capacités militaires vont devenir plus dangereuses encore.
Les Etats-Unis ont déployé à proximité de l’Iran une armada qui montre toute leur puissance militaire. Quelques éléments supplémentaires sont en train d’être ajoutés, mais le dispositif sera vite pleinement opérationnel et utilisable.
Plusieurs pays musulmans sont aussi hostiles qu’il y a quinze jours à une action militaire américaine. La Turquie et le Qatar, bien sûr. Ce sont des pays très liés aux Frères Musulmans, et ils ne veulent pas que le régime des mollahs, très lié aux Frères Musulmans soit ébranlé et tombe. S’ajoutent à eux l’Égypte et l’Arabie Saoudite qui semblent préférer aussi, comme les émirats du Golfe autres que le Qatar, que le régime des mollahs soit préservé, et l’Arabie Saoudite affiche en ce moment des positions de plus en plus nettement anti-israéliennes. Égypte, Arabie Saoudite et émirats autres que le Qatar disent craindre des frappes iraniennes et un ébranlement régional et préférer le statu quo.
Les dirigeants des principaux pays européens, très logiquement, préféreraient une solution diplomatique négociée. Ils sont hostiles à une action militaire américaine. La tradition européenne d’apaisement et de pusillanimité, installée depuis des décennies, est intacte. Jean-Noël Barrot, pour la France, l’a confirmé et a dit que la France appuyait la position saoudienne.
Reste la décision que prendra Trump, et il est impossible de savoir ce qu’elle sera. Trump n’a pas à prendre en compte les positions de la Turquie, du Qatar, de l’Égypte et de l’Arabie Saoudite et des autres émirats. Ces pays disent tous qu’ils n’ont pas d’intention hostile envers les mollahs et ferment leur espace aérien aux avions militaires américains. C’est leur droit. Cela ne change rien à la situation. Si décision de frappe il y a, l’armée américaine devra protéger ces pays contre toute attaque iranienne par missiles, et elle le fera. Les dirigeants européens peuvent donner leur avis, cela ne change rien non plus à la situation. Ils ne sont pas concernés et n’ont pas voix au chapitre.
Des signes inquiétants ont, cela dit, pris forme.
Deux personnes dans l’entourage de Trump sont favorables à une solution négociée et parlent comme les Européens : J.D. Vance (qui continue à ne m’inspirer aucune confiance), et Steve Witkoff (qui m’inspire une confiance quasiment nulle, et qui a des liens financiers avec le Qatar). Steve Witkoff dialogue avec des dignitaires du régime des mollahs. Il envisage de se rende à Istanbul pour rencontrer les dirigeants musulmans hostiles à une action militaire américaine ou leurs émissaires, mais aussi des représentants du régime des mollahs (le ministre des Affaires étrangères Massoud Pezechkian, et quelques autres) et la rencontre devrait avoir lieu jeudi ou vendredi.
Des membres du Département d’État disent que l’administration Trump ne veut pas d’un changement de régime. Matthew Whitaker, représentant permanent des Etats-Unis à l’OTAN a dit que Trump ne voulait pas d’un « scénario à la libyenne ».
Une opération militaire foudroyante semble s’estomper, et pourrait ne plus être envisagée, sauf si Trump entend user d’un effet de surprise.
L’idée d’un accord avec le régime semble monter en puissance et des membres de l’administration Trump (et Trump lui-même) disent vouloir un accord qui impliquerait l’abandon total de son programme nucléaire par l’Iran et l’arrêt total de la répression contre la population. Le programme de missiles balistiques de l’Iran n’est pas du tout évoqué. La culpabilité criminelle du régime n’est pas évoquée non plus. Il n’est pas question de l’aide apportée par l’Iran a divers groupes terroristes islamiques.
Si un accord était passé reposant sur ces deux points seulement (programme nucléaire, répression) et laissant le reste de côté, cela signifierait que Trump a cédé à l’axe Vance-Witkoff, et ce serait un désastre pour la suite de sa présidence. Déployer une armada et se contenter d’un morceau de papier qui sera vite déchiré serait lamentable et vaudrait à Trump d’être profondément déconsidéré. J’ose espérer que Trump n’est pas prêt à accepter un tel accord. Ce serait la victoire quasiment assurée pour les Démocrates en novembre prochain.
Les mollahs ne cessent de mentir, adoptent un discours aseptisé pendant une seconde et un discours haineux, qui est leur vrai discours, la seconde suivante. Cela s’appelle pratiquer la taqiyyah et en bon français rouler ses ennemis dans la farine. Trump ne peut que le savoir.
Si Trump entend négocier plutôt un changement dans le régime, façon Venezuela, en attente d’un futur plus démocratique, je continue à penser que ce sera très difficile, voire impossible. Certes, des Gardiens de la révolution continuent à mettre de l’argent à l’étranger, ce qui pourrait signifier qu’ils ne sont pas tous prêts à mourir en martyrs de l’islam, mais il semble que les Etats-Unis n’ont pas trouvé la Delcy Rodriguez iranienne, et je doute qu’ils la trouvent. S’il s’opère un changement dans le régime permettant d’éjecter Khamenei et d’avoir un régime de transition ce sera un miracle, et je ne crois pas aux miracles. Un régime islamiste fanatique ne fonctionne pas comme une dictature latino-américaine et un changement dans un régime tel que le régime des mollahs me semble impossible. Je pense avoir raison sur ce point, jusqu’à preuve du contraire.
L’option “blocus de l’Iran” ne me parait pas susceptible d’être retenue. Déployer une telle armada à cette fin n’aurait aucun sens, et je l’ai dit, le blocus devrait être aussi un blocus aérien, ce qui me semble impossible : la Chine continue à envoyer des avions cargos vers l’Iran et ne s’arrêtera pas. Bloquer des avions chinois serait très périlleux.
Déployer une telle flotte pour faire pression sur le régime n’aura aucun effet si le régime pense qu’il ne risque pas d’être frappé, et pour l’heure le régime ne pense pas qu’il sera frappé.
Est-ce qu’une frappe foudroyante ferait tomber le régime ? Peut-être pas complètement, mais elle le rapprocherait néanmoins de la chute souhaitée par Israël et par la grande majorité des Iraniens. Les mollahs évoquent leur volonté de déclencher une guerre régionale si leur régime est frappé (argument repris par Turquie, Qatar, Égypte, Arabie Saoudite, autres émirats). Les mollahs n’ont plus la capacité de déclencher une guerre régionale : le Hamas et le Hezbollah agonisent et les milices Houthi ont une capacité de nuisance limitée. Des frappes sur les pays susdits seraient, pour l’essentiel, arrêtées par l’armée américaine. Les mollahs veulent faire peur. Je n’imagine pas Trump céder à la peur.
Trump a dit au peuple iranien “help is on the way”. Je veux penser que “help is really on the way”. Si ce n’est pas le cas, je serai consterné, et les Démocrates pourront préparer leur retour au pouvoir, oui, ce qui sera, vu ce que sont les Démocrates aujourd’hui, extrêmement inquiétant.
Le sénateur Lindsey Graham, pour qui j’ai une vive estime, a dit dimanche qu’il ne faut pas que Trump parle comme Reagan et se conduise comme Obama. J’espère qu’après avoir parlé comme Reagan, Trump se conduira comme Reagan.
C’est aussi l’espoir du général Jack Keane, pour qui j’ai aussi une vive estime. Et comme Jack Keane l’a dit récemment, le régime des mollahs n’a jamais été aussi faible depuis sa naissance. L’armée américaine à la capacité de mener une opération foudroyante sans s’enliser dans un conflit et quasiment sans risquer de pertes humaines. Manquer cette occasion serait une faute grave et permettre à ce régime abominable de survivre serait un crime.
Trump pense, j’en suis sûr, aux élections de mi-mandat. Il ne veut effectivement pas s’enliser dans une guerre qui conduirait à la mort de soldats américains. Ses électeurs ne le lui pardonneraient pas. Il ne doit pas reculer et céder, ses électeurs ne le lui pardonneraient pas non plus. La décision à prendre est difficile. Être président de la première puissance du monde implique de prendre des décisions difficiles.
© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.






























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