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"Je suis plus heureux quand je gagne. Donc je préfère vivre un match comme celui du Cercle que celui face au Dinamo Zagreb. La victoire est toujours ce qui compte le plus à mes yeux. Est-ce qu'il faut mal jouer pour gagner dimanche ? Non, on veut le contenu et le résultat."
Léo Pétrot veut le beurre et l'argent du beurre. Le problème, c'est que la crémière commence à tirer la tête lorsqu'elle regarde les résultats du Sporting. Anderlecht est cinquième en Pro League, sans garantie de décrocher un ticket européen, bon dernier en Europa League sans le moindre point et désormais face à un match piège en Coupe.
La pression est immense. Les Mauves disputent trois compétitions différentes en l'espace d'une semaine, avec à chaque fois une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Et le premier rendez-vous est déjà crucial.
Faux pas interdit
Dimanche, face au Beerschot, le faux pas est interdit. "Le match de Coupe nous oblige à directement tourner la page après la défaite à Zagreb, analyse Pétrot. Beaucoup d'échéances arrivent, donc on doit bien analyser le match et passer très rapidement à autre chose."
Vitor Bruno avait fait tourner son effectif en Croatie. Pas uniquement pour offrir du temps de jeu à tout le monde. Le Portugais avait aussi en tête de préserver plusieurs cadres pour le rendez-vous de dimanche. Sans le dire ouvertement, il a donné le sentiment que la Coupe passait avant l'Europe.
Sa composition a d'ailleurs fait grincer quelques dents. Lorsqu'elle a été dévoilée, Philippe Albert, consultant pour la RTBF et ancien joueur du RSCA, y a vu un manque de respect envers le statut historique d'Anderlecht. Vitor Bruno, lui, continue d'affirmer que son équipe n'a pas renoncé à la qualification européenne. "Nous n'abandonnons absolument pas. Nous voulons encore nous qualifier pour le prochain tour."
L'Europa League, un chemin de croix ?
Encore faudra-t-il éviter que cette campagne ne se transforme en chemin de croix. L'Europa League ne peut pas devenir une succession de rendez-vous servant uniquement à donner du temps de jeu aux joueurs frustrés par leur statut de réserviste.
Sans victoire à Jagiellonia Bialystok jeudi prochain, les chances de poursuivre l'aventure seront très probablement réduites à peau de chagrin. Anderlecht doit encore affronter plusieurs adversaires de poids, dont Sunderland, Marseille et Hoffenheim. Espérer une folle remontée sans commencer par prendre des points relèverait de l'illusion.
Le problème, c'est qu'Anderlecht peine aussi à enchaîner. Chaque fois que le Sporting semble avoir trouvé son rythme, il retombe. Le moment est venu de réussir un premier véritable triptyque, avec un déplacement à Gand pour conclure cette séquence le dimanche 25 octobre.
Une défaite chez les Buffalos creuserait un écart de neuf points avec un concurrent que la direction anderlechtoise commence sérieusement à craindre. Ne pas battre La Gantoise ferait grimper la tension d'un cran supplémentaire.
Andrew Omobamidele, lui, refuse de céder à l'inquiétude. "Nous ne sommes pas spécialement stressés par la situation au classement. Nous sommes tous conscients que nous devons redresser la barre dès le prochain match et lors des suivants. Je suis venu pour ce genre de pression, qui fait partie de l'ADN du club. Je le prends comme un privilège."
Le discours au sein du vestiaire se veut encore positif. Notamment au vu de ce qu'ils ont montré à Zagreb. Mais il serait temps de se rassurer. Sur tous les tableaux.
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