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Le ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, John Herron, affirme que le gouvernement ne permettra pas l’exploitation forestière sur des terres protégées.
Dans un communiqué diffusé jeudi, M. Herron a indiqué que la promesse du gouvernement de faire passer de 10% à 15% la proportion des terres protégées dans la province se fera de la bonne manière.
Nous donnerons suite de la bonne façon à notre engagement de protéger 15 pour cent des terres : en ajoutant de nouvelles terres à cette initiative, et non pas en réexaminant ni en affaiblissant les mesures de conservation déjà en place. La protection de la nature dans cette province est un effort à long terme qui nécessite que nous restions fidèles à nos engagements, peut-on lire dans la déclaration du ministre.
Lundi, CBC rapportait que J.D. Irvingpropose de conserver des forêts près de communautés dans les régions du sud-est et de Fundy en échange de pouvoir couper des arbres de forêts anciennes protégées dans le secteur situé entre Doaktown et Chipman.

La proposition de J.D. Irving en réponse aux objectifs de conservation du Nouveau-Brunswick prévoit la conservation de zones forestières près de certaines municipalités en échange d'un accès à des terres protégées.
Photo : Radio-Canada / Aniekan Etuhube
Sa proposition signifierait une augmentation nette de 46 000 hectares de terres protégées.
Le ministre Herron n’était pas disponible afin d’accorder une interview à ce sujet jeudi, mais une porte-parole de son ministère a indiqué que l’échange de terrain proposé par J.D. Irving n'ira pas de l'avant.
Nous atteindrons notre objectif en ciblant et en protégeant de nouvelles terres de la Couronne qui sont peu conflictuelles, notamment des bassins hydrographiques qui fournissent de l’eau potable; des terres humides et des écosystèmes côtiers essentiels, a indiqué le ministre dans sa déclaration. Les efforts sont en cours, et ils s’appuieront sur la science, sur des consultations avec les Premières Nations et sur la collaboration avec les communautés et les intervenants.
Les Premières nation dénoncent la proposition
Dans un communiqué publié mercredi, des représentants des communautés des Premières Nations du Nouveau-Brunswick ont dénoncé la proposition de la forestière.
Aucune entreprise, incluant J.D. Irving, ne devrait être impliquée avant les Premières Nations, dont les terres et les droits n’ont pas été cédés, peut-on lire dans la déclaration publiée par les chefs des six communautés wolastoqey du Nouveau-Brunswick.
Un communiqué provenant des chefs des communautés mik’maw a soulevé des inquiétudes semblables.
Il est très inquiétant que le gouvernement du Nouveau-Brunswick ait travaillé avec différents acteurs et sollicité leur avis sur les régions à partager, et que Irving collabore avec d’autres parties prenantes avant d’avoir impliqué les Premières Nations, écrit Mi’gmawe’l Tplu’taqnn, un organisme qui représente les neuf communautés mi'gmaw du Nouveau-Brunswick.
J.D. Irving et trois entreprises détenant des permis pour gérer et récolter du bois sur les terres de la Couronne ont rencontré le ministre Herron en octobre afin de lui présenter les détails de leur proposition visant à appuyer la province dans ses démarches de conservation.
Au moins un autre détenteur de permis souhaitait lui aussi procéder à des échanges de territoire, mais John Herron refuse de l’identifier.
J.D. Irving a approché des municipalités du sud-est de la province peu de temps après cette rencontre afin de leur demander de l’appuyer dans ses démarches. Au moins huit communautés ont signé une lettre d’appui envoyée au ministre Herron.
Des groupes de conservation ont rapidement dénoncé le plan proposé par la forestière, puisqu’il aurait un impact négatif sur la biodiversité dans les forêts anciennes de la province.
C’est une idée inquiétante dans le sens que ces aires protégées n’ont jamais été mises sur pied avec l’intention d’y faire des coupes à blanc, dit la directrice générale du chapitre néo-brunswickois de la Société pour la nature et les parcs du Canada, Roberta Clowater.
Ça va à l’encontre de l’idée même des terres protégées, dit-elle.
D'après les informations de Silas Brown, de CBC


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