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Un homme a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, après avoir été reconnu coupable du meurtre au premier degré d’une femme crie, survenu le jour de Noël, en 1996, dans un appartement situé dans le quartier d'Abbottsfield, à Edmonton.
Avertissement :
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La victime, Joanne Ghostkeeper, avait 24 ans lorsqu’elle a été retrouvée morte à la suite d’une strangulation par ligature, ce qui signifie qu'un objet avait été enroulé autour de son cou.
L'homme qui a été reconnu coupable de son meurtre est aujourd’hui âgé de 51 ans. Le jury a conclu qu’il avait commis le meurtre au cours d’une agression sexuelle.
Il avait alors étranglé la victime en utilisant la ceinture de son peignoir et un lacet de chaussure pendant qu’il continuait de l’agresser sexuellement. Après avoir constaté que la jeune femme avait perdu la vie, le meurtrier a quitté les lieux en verrouillant la porte de l’appartement derrière lui.
Une affaire résolue grâce à des preuves d’ADN
La mort brutale de Joanne Ghostkeeper est restée non élucidée pendant des décennies jusqu’à ce que les enquêteurs examinent de nouveau les preuves d'ADN, ce qui a conduit à l’arrestation et à la mise en accusation du meurtrier présumé le 14 juin 2023, 27 ans plus tard.
Tout au long de son procès, il a nié les faits dont il était accusé.
La juge Marta Burns, de la Cour du Banc du Roi, a cependant fait savoir que le verdict du jury signifiait que le ministère public avait établi, au-delà de tout doute raisonnable, tous les éléments constitutifs d’un meurtre au premier degré, dont l’intention.
30 ans plus tard, les proches toujours inconsolables
Jeudi, devant la Cour du Banc du Roi à Edmonton, les proches de Joanne Ghostkeeper l’ont décrite comme une femme au grand cœur et une mère dévouée.
La juge Burns a noté que ces déclarations des proches témoignaient du chagrin et des séquelles durables que ce drame a causés. Une peine ne peut réparer ce genre de perte, a-t-elle dit, qualifiant les faits d'horribles.
Sheila Kirsch, une cousine de la victime, a fait cette déclaration devant le tribunal : Cet homme nous a enlevé une mère merveilleuse, une mère attentionnée.
Trop accablée par l’émotion, Sheila Kirsch a dû interrompre la lecture de sa déclaration et quitter la salle d’audience, mais pas avant d’adresser un dernier mot au condamné, en le traitant de personne ratée.
Les procureurs de la Couronne ont lu la déclaration de la fille de la victime, qui indiquait notamment que la famille avait cessé de fêter Noël, depuis le meurtre et jusqu’en 2024.
Je me souviendrai toujours de ma maman. Maintenant, elle peut reposer en paix.
Le tribunal a appris que les parents de Joanne Ghostkeeper et ses deux frères étaient décédés avant la fin de la procédure judiciaire.
Cependant, en 2023, sa mère, Mary Willier, avait fait une déclaration dans laquelle elle disait espérer que l’homme qui venait d’être accusé du meurtre de sa fille resterait éternellement derrière les barreaux, car il a déjà passé 27 ans en liberté.
Pas d’influence du rapport Gladue sur le verdict
Par ailleurs, la juge Marta Burns a indiqué que le tribunal avait pris connaissance d’un rapport Gladue sur l’homme condamné. Il s’agit d’un document préparé à l’intention des tribunaux et qui détaille le parcours de vie d’un accusé autochtone.
Ce rapport indique qu’il est né en Ontario et que, dans sa vie, il a été victime d’abus sexuels et physiques, de pauvreté, de toxicomanie, de traumatismes intergénérationnels et de violence domestique.
Toutefois, comme l’a fait savoir la juge Burns, bien que le tribunal ait pris en compte ces facteurs dans cette affaire, ceux-ci n’avaient ni modifié la peine obligatoire ni atténué la gravité de l’infraction.
L’homme condamné était déjà en détention depuis son arrestation il y a trois ans. Il pourra donc demander une libération conditionnelle en juin 2048.
La juge lui a ordonné de fournir un échantillon d’ADN, lui a imposé une interdiction à vie de détenir des armes à feu et l’a inscrit à vie au registre national des délinquants sexuels.
D’après un texte (nouvelle fenêtre) de Jesmeen Gill


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