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International 09/03/2026 11:18 Actualisé le 09/03/2026 16:55
Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, appelle Canberra à assurer au mieux la sécurité de la délégation iranienne composée de 26 membres.
Par Vincent Gibert avec AFP

ALBERT PEREZ / Getty Images via AFP
Les joueuses iraniennes avant leur match de Coupe d’Asie contre les Philippines, à Gold Coast en Australie, le 8 mars 2026.
Avec la guerre au Moyen-Orient, qui est entrée dans son dixième jour ce lundi 9 mars, la situation autour de l’équipe iranienne féminine de football est particulièrement scrutée ces jours-ci. Les 26 membres de la délégation iranienne sont en effet arrivés en Australie quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes le 28 février, qui ont notamment entraîné la mort de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
En conséquence, Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, a appelé ce lundi 9 mars Canberra à assurer la sécurité de l’équipe iranienne, qui avait refusé de chanter l’hymne national avant un match de la Coupe d’Asie. « Les membres de l’équipe nationale féminine de football d’Iran subissent de fortes pressions et sont menacés par la république islamique », a écrit le fils du chah déchu sur X.
« Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J’appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire », a-t-il ajouté. Il se joint au nombre croissant de personnes, dont des militants et personnalités politiques, demandant à l’Australie d’accorder l’asile aux joueuses.
« Les États-Unis les accueilleront si vous ne le faites pas », a même écrit Donald Trump lundi, dans un message sur Truth Social adressé au Premier ministre australien Anthony Albanese. L’Australie « fait une terrible erreur humanitaire », a assuré le président américain, soulignant que les joueuses ne peuvent être renvoyées en Iran « où elles seront très certainement tuées ».
Acte de rébellion
Les sportives s’étaient fait remarquer en restant silencieuses alors que retentissait l’hymne iranien avant leur premier match du tournoi. Elles l’ont ensuite chanté lors des rencontres suivantes. Cette attitude a été interprétée comme un acte de rébellion et un présentateur de la télévision d’État a désigné les joueuses comme des « traîtres en temps de guerre » représentant le « summum du déshonneur ».
Devant le stade de Gold Coast, où l’équipe a disputé son dernier match ce week-end, une foule s’est réunie, scandant « changement de régime pour l’Iran », « laissez-les partir » et « sauvez nos filles ». Ce lundi, un journaliste de l’AFP a vu des joueuses parler au téléphone depuis le balcon de leur hôtel. Le ministère australien de l’Intérieur a déclaré à l’AFP qu’il « ne pouvait pas commenter les situations individuelles ».
Selon Zaki Haidari, militant d’Amnesty International, les footballeuses risquent d’être persécutées si elles sont renvoyées chez elles. « Certaines des membres de l’équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée », a-t-il déclaré à l’AFP. Les Iraniennes avaient fait leurs débuts en Coupe d’Asie en 2022 en Inde et étaient devenues des héroïnes nationales dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement restreints.


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