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L'appel à la grève de la CGT a été lancé le 23 juin, pour protester contre "la remise à la rue de trop nombreuses familles".
Publié le 12/08/2026 10:57
Temps de lecture : 1min
Des enfants jouent près de tentes de fortune installées sur le parvis du siège du Samu social à Paris, le 1er août 2026. (SIMON WOHLFAHRT / AFP)
Le préfet de police de Paris ordonne l'évacuation du Samu social, occupé par des salariés grévistes depuis le 23 juin et 400 personnes, annonce la préfecture de la région d’Île-de-France et la préfecture de police de Paris dans un communiqué publié mercredi 12 août. "Les occupants, à qui la décision a été notifiée hier soir (mardi), devront avoir quitté les lieux sous 24h", précise la préfecture de police, sans quoi les autorités procéderont à "une mise à l'abri" des personnes qui occupent le site.
L'appel à la grève de la CGT a été lancé le 23 juin, pour protester contre "la remise à la rue de trop nombreuses familles" hébergées en urgence depuis l'activation du Plan grand froid, fin décembre 2025, "et des suppressions des nuitées d'hôtel". Puis le 15 juillet, "l’association Utopia 56, appuyée par les salariés grévistes, a entamé une occupation du site, en mobilisant de nombreuses familles de migrants, sans domicile", relate la préfecture de police de Paris.
L'occupation depuis deux mois du Samu social "altère considérablement et de plus en plus son fonctionnement quotidien", justifie la préfecture de police de Paris. Les autorités ont aussi constaté des "conditions d'hygiène et de sécurité particulièrement préoccupantes", et pointé des risques d'accident pour les enfants qui sont sur le site, "dans un secteur où le trafic routier est particulièrement dense". Selon la préfecture de police de Paris, il y a "150 mineurs et des femmes enceintes" parmi les 400 personnes qui occupent le site.
"Le préfet de Paris a publié un arrêté d’expulsion contre les 400 personnes (dont 160 enfants) présentes devant le Samu social depuis un mois. Aux familles qui demandent un toit pour être protégées, l’État envoie la police et les condamne à l’errance sous 38°C. Pour aller où ?", s'interroge l'association Utopia 56 sur le réseau social X.


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