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Le Service de police de North Bay (SPNB), dans le Nord de l’Ontario, veut que la communauté se souvienne que l’intimidation dans les écoles, que ce soit en personne ou en ligne, peut dégénérer en comportement criminel.
Dans un communiqué, les policiers indiquent que la protection des enfants et des jeunes contre l’intimidation, le harcèlement et les comportements motivés par la haine est une priorité pour le SPNB .
C’est un effort dans lequel toute la communauté a un rôle à jouer.
Le constable Alain Bedard, agent de liaison scolaire, explique que c’est un message continuel qu’on essaye de donner aux élèves dans le milieu scolaire, surtout nos jeunes. On reconnaît que l’intimidation est présente dans nos écoles .
Dans mon rôle d’officier de liaison d’école, c’est mon devoir d’essayer d’épauler nos enseignants, les directeurs, directrices, en envoyant le message à nos élèves de traiter nos pairs comme nous-mêmes on veut être traités , poursuit-il.

Le constable Alain Bedard, agent de liaison scolaire du Service de police de North Bay (à droite), a pour mission d’épauler les élèves et le personnel scolaire dans les écoles face à l’intimidation.
Photo : Photo fournie par le Service de police de North Bay
L’agent de liaison scolaire du SPNB travaille en étroite collaboration avec les écoles locales pour enquêter sur les incidents d’intimidation, y compris ceux qui se passent dans les espaces virtuels, tels que les réseaux sociaux, les jeux en ligne et les plateformes de messagerie.
Actes criminels
M. Bédard souligne que l’intimidation peut aussi conduire à des situations plus sérieuses.
Les agents de police expliquent que l’intimidation peut impliquer des comportements tels que des menaces répétées, du harcèlement ou des actions discriminatoires .
Ils ajoutent que, dans certains cas, elle peut dégénérer en actes criminels, notamment :
- Menaces ou profération de menaces
- Voies de fait ou intimidation physique
- Harcèlement ou traque
- Infractions motivées par la haine en vertu du Code criminel du Canada
Le constable Alain Bedard relève que dans la société d’aujourd’hui, avec nos cellulaires, les ordinateurs, nos réseaux sociaux, on voit une augmentation des incidents d’intimidation .
Il ajoute que la plupart des élèves sont conscients que le comportement en milieu scolaire exige de traiter les autres avec respect. Il signale toutefois qu’il y a des risques que certains élèves aient un comportement négatif lorsqu’ils sont cachés derrière leurs ordinateurs ou leurs cellulaires .
On veut passer le message que l’impact sur une victime d’intimidation peut causer l’embarras, mais aussi la peur , précise M. Bedard.
On doit s’assurer que chaque élève est en sécurité dans le milieu scolaire.

Des policiers du Service de police de North Bay en chandails roses pour souligner la Journée internationale de lutte contre l’intimidation.
Photo : Photo fournie par le Service de police de North Bay
M. Bedard demande aux parents d’être informés de ce qui se passe sur les réseaux sociaux de leurs enfants.
Ça commence avec la communication avec leurs jeunes, et s’ils ont besoin de ressources additionnelles, ils peuvent communiquer avec nous. On peut produire des documents ou de l’information nécessaire , dit-il.
Les agents du Service de police de North Bay ont arboré des chandails roses le mercredi 25 février pour souligner la Journée internationale de lutte contre l’intimidation.


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