NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cinq jours après le premier tour de l'élection présidentielle brésilienne, organisé le dimanche 4 octobre, le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva s'est retrouvé dans l'impossibilité de booster ses publications sur Instagram pendant près de vingt-quatre heures. Son adversaire, le sénateur d'extrême droite Flávio Bolsonaro, pouvait, lui, promouvoir ses contenus sans restriction. Une situation délicate au vu de l'importance qu'Instagram revêt au Brésil: 70% des adultes déclarent utiliser le réseau social comme principale source d'information.
Les avocats de Lula ont intégré cet épisode dans une liste d'incidents transmise au Tribunal supérieur électoral (TSE) et aux observateurs internationaux. Ils le présentent comme une «preuve» que Meta, propriétaire d'Instagram, tente d'interférer dans le scrutin brésilien. En ligne, les témoignages de partisans de Lula attestant que leurs contenus ont été supprimés ou que leur portée a été restreinte se multiplient, rapporte le Guardian.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
→
Dans le même temps, une douzaine d'organismes de surveillance et de groupes de recherche ont publié des rapports faisant état d'indices d'un possible traitement de faveur envers la campagne du sénateur. Meta rejette ces accusations, tout en reconnaissant certains dysfonctionnements, notamment la désactivation accidentelle de publicités électorales. Il s'agit, selon le géant technologique, d'«incidents» techniques qui ne concernent pas uniquement le Brésil.
Accusations d'ingérence
Le premier tour a placé Flávio Bolsonaro, fils aîné de l'ex-président Jair Bolsonaro, en tête avec 47% des suffrages, contre 45% pour son rival qui brigue un quatrième mandat à bientôt 81 ans. La polémique autour d'une éventuelle ingérence de Meta a pris de l'ampleur à la fin de la semaine dernière, en pleine campagne de l'entre-deux-tours. Le juge Marco Aurélio Bellizze a affirmé n'avoir trouvé aucune preuve de traitement inégal entre les deux candidats de la part du géant des réseaux sociaux. Il a néanmoins donné vingt-quatre heures à l'entreprise pour garantir l'égalité de traitement.
Lundi 19 octobre, constatant que le groupe Meta n'avait pas respecté le délai, une journée supplémentaire lui a été accordée. Mardi 20 octobre, l'entreprise a annoncé avoir mis en place un contrôle humain pour éviter toute restriction automatisée. Elle a, une nouvelle fois, nié tout favoritisme dans la campagne brésilienne. Dans la foulée, l'équipe de campagne de Lula a annoncé son intention de déposer un recours devant le TSE.
Défaillances récurrentes
Dans un communiqué, le Conseil de surveillance de Meta, un organe quasi indépendant dont les décisions sont contraignantes, se dit «préoccupé par les défaillances récurrentes dans la mise en œuvre des mesures de Meta visant à garantir l'intégrité électorale». Il évoque à la fois l'élection présidentielle brésilienne et la suspension, pendant plusieurs heures samedi dernier, du compte du mouvement anti-Trump «No Kings», alors que des manifestations étaient organisées pour encourager la participation aux élections américaines de mi-mandat.
Pour João Victor Archegas, coordinateur au sein du groupe de réflexion Institute for Technology and Society, il reste «pratiquement impossible» de prouver une éventuelle ingérence de Meta dans l'élection brésilienne: seule l'entreprise a accès à ses données internes, tandis que les organismes de surveillance ou le TSE ne disposent d'aucun moyen de contrôle sur ces informations. «Ce dont nous disposons jusqu'à présent, c'est un ensemble de cas que nous pourrons peut-être un jour rassembler pour parvenir à une conclusion, dans un sens ou dans l'autre, résume-t-il. Mais aujourd'hui, en raison du manque d'informations, nous ne pouvons malheureusement pas en être certains.»
Google et TikTok n'autorisent pas la publicité politique pendant cette élection. Meta se retrouve ainsi en position de quasi-monopole sur le marché de la publicité numérique payante à grande échelle pour les campagnes électorales, ce qui fait son beurre: l'entreprise a déjà engrangé plus de 51 millions d'euros, soit 85% de plus que lors de la précédente présidentielle.
Flávio Bolsonaro n'entend pas non plus laisser son adversaire occuper seul le terrain judiciaire. Mardi 20 octobre, ses avocats ont déposé un recours devant le TSE, dénonçant un «abus de pouvoir» de la part du chef de l'État. Lula est accusé d'avoir massivement diffusé, sur WhatsApp, des contenus mettant en avant les actions de son gouvernement. À quelques jours du second tour, la bataille se joue également sur les réseaux sociaux.





























.jpg)






French (CA)