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Des marques rouges, observées dans une grotte du sud du Pays de Galles, en Grande-Bretagne, suscitent l'intérêt d'une nouvelle étude, relançant un débat centenaire. Détails.

Par Amandine Vachez Publié le 10 juil. 2026 à 5h58
Simples dépôts minéraux ou peintures rupestres ? Le débat scientifique, lié à d’étranges marques rouges observées dans une grotte du sud du Pays de Galles, a été relancé par une nouvelle étude, en 2026. Voilà qui remet au centre des questionnements vieux de plus d’un siècle, comme le relate Futura Sciences, dans un article mis en ligne début juillet 2026. Mais quelle est cette grotte ? Et que renferme-t-elle ? Eléments de réponse.
La technologie permet de dater ces traces rouges, au cœur d’un débat scientifique
Bouleversement, dans les recherches liées à la grotte de Bacon Hole, au sud du Pays de Galles. Le 1er juin dernier, The Guardian titrait sur un reclassement d’une roche striée, jugée naturelle en 1928, et reconnue par les scientifiques derrière une nouvelle étude comme « la plus ancienne œuvre d’art rupestre du Royaume-Uni » ! Le média anglais précise qu’une « datation scientifique prouve que les stries sur les parois de Bacon Hole […] constituent de l’art rupestre paléolithique. »
Comme vous l’aurez compris, ces marques – bandes horizontales en pigment rouge – n’ont pas été découvertes récemment. Elles avaient été signalées dès 1912 par le géologue William Sollas et le préhistorien Henri Breuil, « qui y voyaient déjà des manifestations d’art paléolithique. À l’époque, leur interprétation avait toutefois suscité de vives contestations. De nombreux spécialistes considéraient alors qu’il s’agissait simplement de dépôts minéraux naturels colorant la roche », situe Futura Sciences.
Et à l’époque, les scientifiques n’avaient pas d’outil précis comme aujourd’hui. L’authenticité du panneau peint a été officiellement rejetée par la communauté scientifique en 1928. Cette affaire est tombée dans l’oubli, jusqu’à cette nouvelle étude, internationale, dirigée par le Dr George Nash, spécialiste britannique de l’art préhistorique. Lui-même s’est dit « stupéfait que nous parvenions à dater ces œuvres et à en analyser les pigments. » Une « redécouverte passionnante, capitale pour comprendre ce qui se passait au Pays de Galles dans un passé très lointain », comme le relate The Guardian.
Et le quotidien anglais de préciser que les scientifiques ont eu recours aux techniques « les plus récentes pour dater ces peintures rupestres, révélant qu’elles avaient été réalisées il y a 17 100 ans, ce qui en fait le plus ancien exemple d’art de ce type en Grande-Bretagne ainsi qu’en Europe du Nord-Ouest. »
Une cavité impressionnante sur la péninsule de Gower
La grotte de Bacon Hole se trouve dans les falaises de la péninsule de Gower, au sud du Pays de Galles. Elle est dotée d’une vaste entrée, de 18 mètres de large pour 6 mètres de haut, partiellement obstruée par des éboulis rocheux et des vestiges d’une ancienne plage surélevée (plage fossile), comme le précise la National Trust dans sa notice dédiée à la cavité naturelle. Cavité qui s’étend sur 36 mètres de long !
« Comme ce fut le cas pour plusieurs grottes de la région, le colonel E.R. Wood y a mené des fouilles en 1850, mettant au jour des dépôts du Pléistocène ainsi que des restes de faune récente », relate la National Trust*. Un bois de cervidé portait des « marques distinctes indiquant un façonnage par la main de l’homme ». Un bol datant de l’âge du fer a été découvert dans les dépôts boueux superficiels. « Des découvertes fortuites réalisées au cours du siècle suivant témoignent d’une occupation domestique épisodique du site », appuie l’organisme.
Plus tard, dans les années 1970 et 1980, des fouilles menées par le British Museum ont révélé une stratigraphie complexe au sein des sédiments de la grotte. Les restes osseux mis au jour comprenaient ceux de bisons, d’éléphants, de rhinocéros, de cerfs élaphes et d’hyènes.
« Ces découvertes ont permis de démontrer que l’évolution de la faune entre le dernier interstade (ou phase climatique tempérée) et la dernière glaciation présentait une complexité supérieure à ce qui avait été envisagé jusqu’alors ».
*Traduction de l’anglais à l’aide de Google Traduction. Consultez le texte original par ici.
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