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Un automobiliste de St-Julien-de-Concelles a été reconnu coupable de violences avec arme par le tribunal correctionnel de Nantes, après avoir poussé un piéton avec sa voiture.
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Par Laurent Fortin Publié le 26 mars 2026 à 22h10
Les faits s’étaient produits le 27 juin 2025 sur le parking du magasin de vêtements Kiabi, au centre commercial Pôle Sud de Basse-Goulaine. En se stationnant, un automobiliste en avait « bloqué un autre contre un buisson ». Ce dernier était alors « en train de sortir ses enfants » de sa voiture, garée sur la place voisine. Cet habitant des Sorinières avait alors « frappé sur le pare-brise » du prévenu, ce qui avait fêlé le verre.
Une femme, témoin de la scène, avait alors « spontanément donné ses coordonnées » au plaignant : auparavant, elle avait vu le « percuter volontairement » dans le but de se garer. Même si la vitesse de la voiture du prévenu n’était « pas très élevée », elle en avait été « choquée ».
Pour moi il voulait faire du mal à la victime, c’est sûr.
Entendu en audition libre, le sexagénaire de Saint-Julien-de-Concelles avait commencé par expliquer aux militaires qu’il se trouvait ce jour-là avec son fils, qui « partait en voyage en Suède pour deux mois ». Alors que le plaignant lui avait demandé de ralentir sur le parking et que lui-même s’apprêtait à se stationner sur la place voisine « à deux à l’heure », ce dernier avait dit avoir vu l’individu « faire demi-tour pour aller chercher quelque chose » dans sa voiture et profiter pour mettre « un grand coup de poing » dans son pare-brise.
Suite à cet accrochage, tous deux s’étaient ensuite « battus dans le magasin » après que le plaignant ait voulu le « prendre en photo » à son insu pour « faire un constat ».
C’était un jour de canicule, il y avait plein de monde ce jour-là sur le parking.
Il contestait la version de la victime : « Quel aurait été mon intérêt de faire cela ? Dans quel objectif ? »
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« Prendre la place coûte que coûte »
Aujourd’hui je m’attendais à avoir des excuses, mais je vois que ce n’est pas le cas ? J’avais ma fille de 4 ans avec moi ce jour-là. Pendant trois jours, elle m’a demandé : »Pourquoi le monsieur il a voulu t’écraser ? ».
Cet homme qui mesure « 1,85 mètre » et qui pèse « 86 kg » est convaincu que l’automobiliste de Saint-Julien-de-Concelles « n’a pas pu ne pas me voir ».
Il voulait prendre la place coûte que coûte. En agissant ainsi, c’était une façon de dire : »dégage, moi je ne patiente pas ».
J’ai beaucoup de mal à donner du crédit à quelqu’un qui dit que je sens l’alcool et que je suis un ivrogne… Cela ne passe pas du tout.
Il voulait avant tout « défendre son honneur ».
Ce n’est pas à 63 ans que je vais faire mon rebelle.
Cet homme qui « travaille dans la fonction publique », a précisé son avocat. Il est directeur des sports dans une commune. Il sollicitait pour cela du tribunal au moins une dispense d’inscription de la peine sur la partie du casier judiciaire accessible aux employeurs.
On n’a jamais dit que monsieur était un grand délinquant, mais il était peut-être suffisamment énervé ce jour-là pour écarter quelqu’un qui voulait lui faire la morale, car il arrivait trop vite. On ne dit pas non plus qu’il n’est pas responsable, mais simplement qu’il a perdu pied.
Le représentant du ministère public avait dans ces conditions requis six mois d’emprisonnement avec sursis en guise de « peine d’avertissement » et une interdiction du port d’arme pendant trois années.
L’avocat de la défense avait surtout plaidé en faveur d’une relaxe de son client, qui n’a eu « aucune intention » de commettre des « violences ».
S’il y avait eu un peu de dialogue quand j’ai baissé ma vitre, on n’en serait peut-être pas là.
La juge, qui s’était « donnée le temps de la réflexion », a tranché début février : le prévenu a été reconnu coupable et condamné à une amende de 500 €. Sa peine ne sera toutefois pas inscrite sur la partie du casier judiciaire accessible aux employeurs.
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