NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Gare de Matapédia—Pôle artistique et communautaire a reçu un premier don philanthropique de 10 000 $ par année pour 3 ans de la part de la Fondation Apricus afin de soutenir sa programmation artistique et ses activités culturelles.
Il s’agit du premier don majeur sécurisé par la Gare de Matapédia depuis sa reconnaissance comme organisme de bienfaisance. Cette somme agira comme tremplin afin de propulser les ateliers créatifs de l’organisme dans les écoles de la région.
La cheffe de projet à la Gare de Matapédia, Caroline Andrieux, affirme avoir travaillé pendant trois mois pour monter le dossier qui a permis à l’organisme d’obtenir son statut de bienfaisance. Ce sceau permet de stimuler les dons privés, puisque des reçus qui confèrent des avantages fiscaux sont remis aux donateurs.

La cheffe de projet pour la Gare de Matapédia, Caroline Andrieux
Photo : Gracieuseté de : Caroline Andrieux
Ces avantages s’appliquent aussi aux dons en produits et services. Caroline Andrieux explique avoir sollicité notamment un acériculteur pour des dons de sirop d’érable, déductibles d’impôt. Ce genre de contribution permet en plus d’élargir le rayonnement de la culture et de développer de nouveaux publics.
On va chercher des publics qui sont de niche un peu, qui n’ont peut-être pas l’habitude de soutenir les arts.
Pour la cheffe de projet, augmenter le financement privé améliore aussi le rayonnement, ce qui constitue un double avantage. C’est vraiment important pour la santé organisationnelle et financière de l’organisme, ajoute-t-elle.
Démystifier les métiers créatifs
La Fondation Apricus, une fondation familiale privée basée à Montréal, vise spécifiquement à financer les ateliers créatifs de l’organisme. Caroline Andrieux estime que cette contribution permettra à l'organisme de donner un grand coup afin de pérenniser et développer ses activités.

Des élèves l’École des Deux-Rivières de Matapédia, lors d'un atelier créatif en compagnie de l'artiste Baptiste Eybert en février 2026
Photo : Gracieuseté de : Gare de Matapédia — Pôle artistique et communautaire
Déjà active notamment auprès de l’école des Deux-Rivières de Matapédia, de l’école Alaqsite'w Gitpu de Listuguj et du Cégep de Carleton, la Gare souhaite étendre son offre aux autres institutions du territoire. Caroline Andrieux vise particulièrement les centres de la petite enfance, les écoles primaires, ainsi que l’école anglophone d’Escuminac.
On voit l’effet que ces ateliers peuvent avoir sur des communautés qui sont peut-être un petit peu plus frileuses à l’art.
La Gare de Matapédia a aussi conclu une entente avec l’Université Laval pour accueillir une quinzaine d’étudiants en résidence l’an prochain, incluant un accompagnement d’artistes. L’objectif de ces partenariats est clair : rapprocher l’art et les artistes de la communauté.
C’est important le contact avec les artistes parce que ça montre un petit peu aux jeunes qu’un métier créatif, c’est possible dans la vie.
Ces rencontres permettent aux élèves, selon Caroline Andrieux, d’apprivoiser des parcours professionnels non traditionnels.
Afin de compléter le financement de ses activités, la Gare de Matapédia lancera aussi, à la mi-août, une campagne de dons privés. L'objectif est de récolter 10 000 $ supplémentaires auprès du public afin d'égaler le montant offert par la Fondation Apricus.
Ça passe par un changement de culture
Selon le rapport Cultiver l’engagement : pour une philanthropie au service de la culture, rendu public l’automne dernier, il y aurait un déficit en philanthropie culturelle au Québec. On y mentionne que les organismes en arts de la scène au Québec reçoivent 6,5 fois moins de dons privés qu'en Ontario.

Félix-Antoine Joli-Coeur, président et fondateur de la firme Volume10 (Photo d'archives)
Photo : Courtoisie / Félix-Antoine Joli-Coeur
Pour Félix-Antoine Joli-Coeur, président fondateur de la firme Volume10 à l’origine du rapport, l’écart s’explique par le manque de sollicitation. Selon lui, les incitatifs financiers à la philanthropie, au Québec, sont parmi les meilleurs en Amérique du Nord. Le principal facteur de financement, toutefois, est la capacité de l’organisme culturel à tendre la main, affirme-t-il.
On est gênés au Québec de demander de l’argent.
Les organismes culturels sont partie prenante du dynamisme et de la vitalité des régions, selon Félix-Antoine Joli-Coeur. Ce n’est pas demander la quête de demander de participer financièrement à leur succès, ajoute-t-il.


2 week_ago
35



























.jpg)






French (CA)