NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Tori (Malia Baker), 16 ans, est aux prises avec un trouble anxieux généralisé. Contrainte de quitter l’école, la jeune fille a l’estime de soi dans les talons, convaincue d’être une incapable, un fardeau, un cas désespéré. Dans l’espoir de l’aider à se remettre sur pied, sa mère l’amène chez son grand-père Benoît (Roy Dupuis), qui habite une cabane isolée dans une forêt bordée d’un immense lac.
Au contact de son aîné, l’adolescente découvre peu à peu l’étendue de ses moyens. À ses côtés, elle apprend à chasser, à piéger, à allumer des feux, à conduire une motoneige et à s’adapter aux intempéries de l’hiver et à l’imprévisibilité de la nature, renouant ainsi tranquillement avec le calme et la confiance.
Or, ce qui s’annonce comme un récit initiatique sur les pouvoirs transformateurs de la nature a tôt fait de se métamorphoser en une traque digne du jeu du chat et de la souris. Lors d’une sortie en motoneige, Benoît et Tori viennent en aide à deux frères qui subissent une crise d’hypothermie après une chute dans l’eau glacée. Installées dans la cabane, les victimes prennent du mieux, et laissent bientôt transparaître leur vraie nature. Tori, contrainte de laisser son grand-père derrière, devra prendre la fuite en pleine nuit et mettre en pratique les enseignements de ce dernier afin d’éviter les pièges de la forêt et ceux des hommes.
Alexandre Trudeau, mieux connu pour ses documentaires à saveur géopolitique Embedded in Bagdad (2003) et The New Great Game (2012), a fait équipe avec un ami d’enfance, James McLellan, directeur d’un programme de production cinématographique dans un lycée manitobain, pour réaliser son premier long métrage de fiction, La peau de l’ours, un thriller à mi-chemin entre le drame survivaliste et le film de traque.
Les deux complices ne réinventent pas la roue avec La peau de l’ours, qui reprend majoritairement les codes issus des classiques qu’ils souhaitent honorer. Les revers de l’intrigue sont donc plutôt prévisibles, ce qui altère la charge émotive et terrifiante du film.
Le scénario ne manque pourtant pas de bonnes idées, ces dernières ne demeurant malheureusement qu’effleurées. Ainsi, les scénaristes ratent l’occasion de creuser les conséquences de la déconnexion de la nature sur une génération anxieuse, scotchée à son téléphone. Les personnages — le grand-père ermite, l’adolescente décrocheuse, les deux frères criminels — ne disposent que de quelques lignes de dialogue pour faire deviner une vie intérieure riche et un passé intrigant qui auraient pu être exploités pour ajouter un peu de profondeur à l’histoire.
Sur le plan formel, les images de Stefan Ciupek tirent profit de la beauté fougueuse de la forêt boréale et du vertige d’un hiver impitoyable pour offrir un résultat travaillé et léché. Les sons lancinants de violoncelle, composés par Maxime Lacoste-Lebuis, sont toutefois magnifiques, et évitent avec justesse les pièges d’une présence trop appuyée.


3 month_ago
13



























.jpg)






French (CA)