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Une nouvelle étude préliminaire s'est penchée sur les systèmes de propulsion qui pourraient envoyer des engins spatiaux dans une zone particulièrement intéressante de l'espace. Celle-ci nous permettrait alors d'utiliser notre étoile hôte, le Soleil, comme un gigantesque télescope. Selon ce même article, il serait possible d'envoyer une mission dans cette région en moins de trois décennies.
Dans la théorie de la relativité générale d'Einstein, la masse courbe l'espace-temps. Ainsi, un objet suffisamment grand (par exemple un trou noir ou une étoile) le déforme de manière significative. En observant le cosmos, les astronomes repèrent régulièrement des lentilles gravitationnelles, dans lesquelles la lumière –provenant d'objets lointains– est amplifiée par un objet intermédiaire qui en modifie la trajectoire, relate IFL Science dans un article.
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Bien que cela soit évidemment fascinant, les lentilles gravitationnelles ne sont pas les télescopes les plus pratiques ni les plus ajustables. Leur champ d'observation se limite à l'endroit où se trouve la grande concentration de masse. Certains scientifiques ont proposé une autre idée qui pourrait faciliter légèrement les choses, tout en nous offrant des vues sans précédent sur tout ce que nous voulons observer.
Pour observer un objet en utilisant le Soleil comme télescope –ce que l'on appelle une lentille gravitationnelle solaire (SGL)–, il suffirait de placer notre équipement à l'opposé de cet objet massif et dans la bonne position. «Le champ gravitationnel du Soleil agit comme une lentille sphérique qui amplifie l'intensité du rayonnement provenant d'une source éloignée le long d'une ligne focale semi-infinie», explique Von Russel Eshleman, qui a été le premier à proposer une mission visant à construire un tel télescope, en 1979.
Une mission très complexe
«Un vaisseau spatial situé n'importe où sur cette ligne pourrait en principe observer, écouter et communiquer sur des distances interstellaires, à l'aide d'un équipement comparable en taille et en puissance à celui qui est actuellement utilisé pour les distances interplanétaires. Si l'on néglige les effets coronaux, le facteur d'agrandissement maximal pour le rayonnement cohérent est inversement proportionnel à la longueur d'onde, soit 100 millions pour 1 millimètre», ajoute le spécialiste.
Bien que beaucoup moins coûteuse et plus simple que la construction d'un télescope d'une puissance équivalente, la mission n'en resterait pas moins incroyablement complexe, notamment à cause des échelles de distance, mesurées en unités astronomiques (UA), d'un tel projet. Il faudrait en effet travailler de 650 à 900 UA du Soleil. «À ces distances, l'énergie solaire n'est pas une ressource suffisante pour permettre des communications à haut débit ou un contrôle de précision; l'énergie radio-isotopique ou la fission nucléaire sont nécessaires tout au long de la phase scientifique», détaillent les scientifiques dans l'étude.
Une unité astronomique correspondant à la distance moyenne entre la Terre et le Soleil, cela représente une distance considérable à parcourir pour pouvoir utiliser un télescope. À titre de comparaison, Voyager 1, la sonde spatiale la plus éloignée de l'humanité, se trouve actuellement à environ 170 unités astronomiques du Soleil, et il lui a fallu près de cinquante ans pour y parvenir.
Dans son étude, qui n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation par ses pairs, Slava G. Turyshev, scientifique au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, présente les options possibles pour une telle mission. Bien que cela puisse sembler très «farfelu», la NASA envisage une telle mission dans le cadre de son initiative Innovative Advanced Concepts.





























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