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Ferrari a fait appel à la NASA pour concevoir l’accélération de sa première voiture électrique, la Luce. Tout en promettant des performances excitantes, la marque italienne ne souhaite pas non plus rendre malades ses clients.
Déjà bien occupée avec la préparation de ses missions Artémis, la NASA a quand même donné un petit coup de main à un constructeur de prestige : Ferrari. Mais quel peut bien être le rapport entre les voitures de sport et l’espace ? La marque au cheval cabré préparerait-elle une fusée ? En quelque sorte, on peut dire ça comme ça.
On sait que Ferrari doit dévoiler la Luce au mois d’octobre 2026, sa toute première voiture 100 % électrique. Et d’après une interview de son patron, Benedetto Vigna, publiée par Autocar India le 20 mars 2026, la marque a justement fait appel à l’agence spatiale américaine pour développer un axe majeur du modèle.
Pour aller plus loin
Une accélération moins dérangeante sur la Ferrari Luce
Si la Ferrari Luce est attendue au tournant, c’est bien pour sa motorisation électrique. Le constructeur italien a la lourde tâche de transposer les sensations et l’ADN de ses modèles aux moteurs envoûtants dans un nouveau véhicule à l’origine silencieux.
Comme nous l’avions rapporté, la bande sonore fera l’objet d’un traitement bien spécifique. Cependant, pas question d’imiter un V8 ou un V12 : il s’agira d’un son électrique.
« Le moteur électrique n’est pas silencieux », souligne Benedetto Vigna. « Il émet bien un son. Le problème aujourd’hui, c’est que la plupart d’entre nous associent le bruit d’un moteur électrique à un son aigu et gênant. Mais il y a aussi des basses fréquences, et il existe des moyens de capter ce son de manière authentique, tel qu’il est à l’origine, pour éviter que les deux ne ressemblent à un DJ. »
En revanche, ce n’est pas sur le son que la NASA a donné quelques conseils à Ferrari. L’un des grands atouts de l’électrique, c’est sa capacité à livrer instantanément son couple et offrir une accélération brutale. C’est sur ce point que la marque a travaillé. Lors de l’interview avec Autocar, Vigna a déclaré qu’un des éléments à prendre en compte était « l’accélération longitudinale », qu’il jugeait peut-être trop linéaire sur les voitures électriques.

Le patron de la marque trouve également que l’accélération est « trop intense » et qu’une accélération trop forte n’est pas une bonne chose. D’ailleurs, il a expliqué que celle-ci peut « perturber parfois notre cerveau ». Ainsi, Ferrari a collaboré avec la NASA pour « comprendre à partir de quel niveau d’accélération cela dérangeait les occupants ». Se positionnant comme une voiture GT confortable, la Ferrari Luce ne devrait donc pas rendre malades à outrance ses passagers, tout en donnant des sensations différentes de celles des autres voitures électriques.
Pour ce faire, on retrouvera notamment des palettes derrière le volant. Ces dernières ne piloteront pas la régénération au freinage, mais le niveau de couple des moteurs électriques. Voilà qui devrait faire autant parler que son intérieur dessiné par le designer de l’iPhone, Jony Ive.
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