Si on lui enlève son «Y» il reste «om» la syllabe sanskrite, à la fois somme et substance du son de l’univers. Yom, clarinettiste français devenu un adepte de la méditation et de la sagesse soufie, a des allures de moine bouddhiste du XXIe siècle avec son crâne rasé et ses lunettes roses psychédéliques. Lorsqu’on a rendez-vous avec lui un dimanche de janvier, Paris a décidé de nous faire cadeau de son soleil, une épiphanie dans le brouillard habituel. On se retrouve rive gauche et, comme il fait beau, on décide de marcher.
Lui s’est écarté du chemin classique après un prix de conservatoire, en quête d’horizons nouveaux. Lorsqu’il rencontre la musique klezmer vers 17 ans, ces modes harmoniques et mélodies d’où s’élèvent les joies et les peines ashkénazes le passionnent.


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