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Le conseil des maires de la MRC de Mékinac pourrait adopter jeudi une modification de son règlement de contrôle intérimaire (RCI) encadrant la présence des éoliennes sur le territoire, une nouvelle mouture qui toutefois pourrait être ignorée par Québec.
Selon la nouvelle mouture, qui modifie les distances qui séparent les éoliennes de certains cours d’eau et des zones de vulnérabilité de l’aquifère, le nombre d’éoliennes qui auraient le droit de se trouver sur le territoire passerait de 80 à 14.
Selon la préfète de la MRC de Mékinac, Caroline Clément, ce nouveau règlement est une continuité de l’ancien, visant à continuer à répondre aux craintes des citoyens entourant notamment l’eau potable.
C'est des craintes, des appréhensions qu’on l'entende beaucoup sur le terrain également. Donc c'est venu tout simplement de venir bonifier ce qui était déjà existant dans le RCI passé pour venir agrandir ces zones de protection, affirme-t-elle en entrevue à l’émission Toujours le matin.
Mme Clément affirme que les membres du conseil des maires élus lors des dernières élections municipales ont été élus très ouvertement avec l'idée de venir bonifier le RCI.
Cette nouvelle mouture pourrait toutefois se buter à des restrictions en provenance du gouvernement du Québec. La première mouture de RCI qu’avait amené la MRC de Mékinac avait d’abord été refusée par Québec, puis modifiée.
On a aucune garantie. Présentement, on va envoyer ces nouveaux paramètres-là au ministère, ça va être en réanalyse, mais ça se pourrait très bien que ça revienne, puis que ce soit un refus, dit-elle.
Elle rappelle que des représentants du ministère de l’Économie ont quand même leur mot un peu plus pesant à dire sur les demandes de la MRC.
TES Canada déplore un empiètement sur le provincial
La municipalité a dévoilé son nouveau règlement, 72 heures avant son adoption en plein cœur des vacances de la construction, un délai qui a été dénoncé par TES Canada dans un communiqué de presse lundi, le qualifiant d’encore plus restrictif.
TES Canada a indiqué que la version originale du RCI avait pris 18 mois à élaborer, et que le gouvernement n’a pas permis de trop importantes restrictions.
Comme le gouvernement du Québec l’a déjà affirmé à de nombreuses reprises, une MRC ne peut pas, de façon détournée, instrumentaliser son RCI afin d’empêcher le développement éolien sur son territoire. Cela revient à empiéter sur des compétences qui relèvent du gouvernement du Québec, peut-on lire dans son communiqué de presse.
TES Canada affirme avoir déjà optimisé son projet pour réduire les nuisances et l’impact sur l’environnement et estime avoir des indications que l’opinion du public envers le projet s’améliore, notamment en raison de son plus récent sondage.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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