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La démission de la mairesse de Notre-Dame-de-Lorette, Diane Imbeault, après seulement quatre mois de mandat force une réflexion sur la viabilité des petites municipalités. Le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Jean Morency, aimerait une transformation du modèle de gouvernance pour mieux soutenir les élus locaux.
Quatre mois après son élection, Diane Imbeault a quitté ses fonctions plus tôt cette semaine, affirmant avoir subi de l'intimidation. Ce départ met en lumière les pressions subies dans les petites communautés où les ressources sont rares pour assurer la gestion quotidienne.
Pour le préfet, la situation de Notre-Dame-de-Lorette n'est pas un cas isolé. Il souligne que les problèmes de financement pour les infrastructures et la complexité du rôle des élus pèsent lourd sur les petites localités.
La mutualisation des services est envisagée
Pour répondre à ces préoccupations, la MRC de Maria-Chapdelaine mise déjà sur la mutualisation de services essentiels tels que l’informatique, l’ingénierie, les inspections et la gestion des eaux usées. Une analyse est actuellement en cours pour déterminer s'il est possible d'étendre cette pratique.
On a décidé de remettre à jour l’exercice, d’aller dans chacune des communautés pour voir ce qui pourrait être mutualisé, explique Jean Morency en entrevue à Radio-Canada.

Jean Morency, préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
Selon lui, cette approche permet de recruter des experts sectoriels et de consolider les équipes. Ainsi, lorsqu’un employé s’absente ou qu'un problème d'embauche survient, la prestation de services n'est pas systématiquement compromise.
Des identités territoriales à conserver
Au-delà du partage de services, M. Morency souhaite explorer de nouvelles avenues de gouvernance offertes par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. Il s'appuie sur son expérience passée à la Régie intermunicipale GÉANT pour illustrer sa vision.
On fusionne les services, mais on garde quand même les identités territoriales. Cette réflexion, soutenue par des aides financières potentielles de Québec, sera au cœur des priorités de la MRC au cours des prochains mois.
À Notre-Dame-de-Lorette, la priorité demeure la stabilité. Malgré le départ de la mairesse et l'absence de la directrice générale, en congé de maladie depuis novembre dernier, les quatre conseillères municipales assurent la continuité des affaires.
Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation a été avisé de la démission de la mairesse.
La Direction régionale du Saguenay–Lac-Saint-Jean du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation suit la situation de près et demeure en soutien à la Municipalité de Notre-Dame-de-Lorette. Une séance d’information sur le fonctionnement municipal a notamment été présentée le 19 janvier 2026 aux membres du conseil et à l’administration municipale, et ce, en présence du préfet de la municipalité régionale de comté, a répondu le ministère par courriel.
Experte en gouvernance municipale, Danielle Pilette note que cette municipalité est en bonne santé financière. Elle suggère qu’avant d'envisager une fusion, un regroupement de services administratifs pourrait être une étape intermédiaire pour préserver la représentation directe des citoyens.
Pour sa part, la députée de Roberval, Nancy Guillemette, suit cette situation de près. Il y aura sous peu une élection partielle et j’invite les personnes intéressées à déposer leur candidature.
Lors du dernier recensement, en 2021, Notre-Dame-de-Lorette comptait 159 habitants.


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