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Par Le Figaro avec AFP
Le 2 avril 2026 à 10h00

Le décès d’un réfugié birman, retrouvé mort près de la frontière canadienne, a été qualifié d’homicide par les autorités locales. Âgé de 56 ans, cet homme, quasi-aveugle et ne parlant pas anglais, avait été relâché par la police aux frontières dans des conditions extrêmes avant de mourir.
Passer la publicité Passer la publicitéLe décès d'un réfugié birman, retrouvé mort dans l'État de New York quelques jours après avoir été relâché d'un centre de rétention pour migrants, a été qualifié mercredi d'homicide par les autorités sanitaires locales. Le corps de Nurul Amin Shah Alam, un homme rohingya de 56 ans, a été découvert le 24 février dans une rue de Buffalo, près de la frontière canadienne, provoquant une vague d'indignation contre la politique migratoire menée par Donald Trump.
Le bureau du médecin légiste du comté d'Erié a déterminé après enquête que le décès de Shah Alam était dû aux «complications d'un ulcère duodénal perforé, aggravées par l'hypothermie et la déshydratation», a indiqué le département de la santé du comté dans un communiqué. Le décès a été qualifié d'homicide, précise-t-il. Au moment de la découverte du corps, les médias locaux américains avaient rapporté que le réfugié, décrit comme quasi-aveugle et ne parlant pas anglais, avait été déposé cinq jours plus tôt, par un froid glacial, devant un restaurant de la ville par des agents de la police aux frontières (CBP). Il a été retrouvé mort à environ six kilomètres de là.
Un «manquement à leurs devoirs» des agents d’immigration
«Aux fins de la certification du décès, le terme +homicide+ désigne un décès résultant d'un acte volontaire, y compris une négligence ou une omission. La qualification d'homicide n'implique pas l'intention de nuire ou de donner la mort», souligne le rapport du bureau du médecin légiste. Les proches de Shah Alam ont été informés des conclusions de l'enquête, a fait savoir le département de la santé du comté. Le maire de Buffalo, Sean Ryan, a qualifié ces conclusions de «profondément troublantes» et a évoqué un «manquement à leurs devoirs» de la part des agents d'immigration.
Selon l'agence fédérale des douanes (CBP), les agents de la police aux frontières avaient établi qu'il ne pouvait pas être expulsé et proposé de le conduire dans un «lieu sûr, au chaud, près de sa dernière adresse connue». «Il ne présentait aucun signe de détresse, de problème de mobilité ou de handicap nécessitant une assistance particulière», avait-elle affirmé à l'époque.


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