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Sous le couvert de l’anonymat, diplomates et commissaires se disent soucieux de la possible arrivée au pouvoir du RN en France en 2027 et de la montée de l’AfD en Allemagne. Les extrêmes pourraient, comme l’Italienne Georgia Meloni, tirer parti des institutions communautaires ou, au contraire, les bloquer.

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Alice Weidel, codirigeante du parti Alternative für Deutschland (AfD) et du groupe parlementaire de l’AfD, à Berlin, le 6 octobre 2026. Alice Weidel, codirigeante du parti Alternative für Deutschland (AfD) et du groupe parlementaire de l’AfD, à Berlin, le 6 octobre 2026.

En moins d’une semaine, les dirigeantes du Rassemblement national (RN) et d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), deux partis d’extrême droite et eurosceptiques, se sont invitées au cœur des institutions européennes. Marine Le Pen était à Bruxelles à la veille du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement des 15 et 16 octobre. Alice Weidel est venue au Parlement, à Strasbourg, mercredi 21 octobre, pour donner une conférence devant ses partisans sur sa vision de l’Union.

La première, en tête des sondages à six mois de l’élection présidentielle en France, a promis à ses électeurs la tête d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, institution qu’elle veut transformer en simple secrétariat du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement. Elle veut aussi sabrer dans la contribution de la France au budget. La seconde, qui bat des records de popularité en Allemagne, est sur la même ligne : rétrécir la Commission, ne plus payer pour les autres, sortir des politiques européennes dans lesquelles son pays ne serait pas gagnant. Elle ne veut même plus d’un Parlement élu au suffrage universel.

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