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«La mère des larves» couronnée par le Prix littéraire des collégiens

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La mère des larves, le premier roman de l’autrice et poétesse Maude Jarry, remporte le 23e prix littéraire des collégiens et des collégiennes.

Publiée aux Éditions de Ta Mère, La mère des larves braque une lumière crue sur les oppressions sociétales sournoisement infligées aux femmes. L’histoire de Sarah, jeune trentenaire nouvellement devenue célibataire en raison de son refus d’enfanter, offre une plongée dans les diktats de la maternité et les violences médicales perpétrées derrière les portes closes de cabinets anonymes.

Il s’agit d’« un texte féministe qui éclaire, écrivait Le Devoir dans sa critique, avec la la froideur d’un néon de salle d’opération, ces violations invisibles mais quotidiennes aux droits fondamentaux de la moitié de la population humaine. »

Maude Jarry remporte les grands honneurs avec un premier roman dans une compétition où des auteurs et des autrices bien établis bataillaient pour la palme du collégial. Les sentiers de neige et Eka ashate · Ne flanche pas, quatrième roman respectif de Kev Lambert et de l’autrice innue Naomi Fontaine, étaient en lice avec Combustion libre, deuxième ouvrage d’Alex Viens, et Même pas morte, premier plongeon dans le roman de Geneviève Rioux, d’abord connue pour ses recueils de poésie.

La palme revient à Maude Jarry aux termes de délibérations menées dans les collèges et les cégeps du quatre coins du Québec. Plus de 1000 étudiants et étudiantes ont analysé les cinq œuvres finalistes jusqu’à ce qu’un jury national formé par 61 de leurs pairs couronne La mère des larves.

« Ça dépasse mes rêves les plus fous, s’enthousiasme l’autrice. Le prix littéraire des collégiens et des collégiennes, c’est à mes yeux le plus beau prix de la littérature québécoise. »

Une page se tourne avec la conclusion de ce 23e prix littéraire des collégiens et des collégiennes. L’an dernier, le décès de la « fée marraine » du concours, Claude Bourgie-Bovet, survenu dans les jours qui ont précédé la remise du prix, marquait la fin d’une époque. Aujourd’hui, le Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ), qui chapeaute le Prix depuis 2019, a souligné le départ à la retraite de Bruno Lemieux, cofondateur du Prix et enseignant en littérature au cégep de Sherbrooke.

Le Prix littéraire que M. Lemieux et Mme Bourgie-Bovet ont mis au monde au tournant du millénaire, directement inspiré par le Goncourt des lycéens en France, aura permis en 23 ans de faire découvrir et aimer la littérature québécoise à des dizaines de milliers de jeunes.

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