NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Face à la prolifération des drones, la marine allemande prépare sa révolution technologique. Les géants Rheinmetall et MBDA ont officialisé leur alliance pour développer des armes laser de haute puissance « Made in Germany ».
L’image d’Épinal de la bataille navale à grands coups de canonnades a vécu : demain, les conflits en mer se joueront avec des armes de très haute technicité. Les évolutions, en réalité, sont déjà en cours avec l’émergence des canons électromagnétiques, et l’arrivée prochaine des armes à énergie dirigée — essentiellement, des lasers.
On sait la France intéressée par ce segment pour durcir ses frégates. Mais il y a aussi l’Allemagne qui est sur le coup. Dans un communiqué de presse du 5 janvier 2026, les deux géants industriels que sont Rheinmetall et MBDA Deutschland ont décidé de monter prochainement une coentreprise en vue d’armer notamment la marine allemande.
Précisément, les deux poids lourds de l’industrie de défense européenne ont pour but de développer et produire des « systèmes d’armes laser militaires à la pointe de la technologie », tout à la fois « innovants » et « hautement performants ». Ces armes ne viendront pas remplacer l’arsenal déjà présent sur les navires, mais agiront en complément.
Une mise à jour face à l’évolution des menaces
L’enjeu opérationnel n’est pas de couler des navires avec des lasers, dans une sorte de bataille navale ultra-futuriste. Il s’agit prioritairement de mettre à jour les flottes de combat pour mieux faire face à une nouvelle réalité des conflits modernes : les drones. Une menace d’autant plus critique que ces engins, en plus d’évoluer dans les airs ou sur l’eau, peuvent agir en essaim.
De fait, cela change complètement l’équation économique de la guerre en mer. S’il ne s’agissait que d’un seul aéronef sans pilote, on pourrait se dire que le tir d’un missile d’interception coûtant des dizaines ou des centaines de milliers d’euros vaut le coup — surtout s’il s’agit de protéger un bâtiment qui, lui, coûte des centaines de millions d’euros.

Seulement, le faible coût individuel de ces engins (quelques milliers d’euros, voire un peu plus), leur faculté à évoluer en grand nombre et le stock limité de missiles sur un navire sont autant de facteurs qui plongent cette riposte dans une impasse tactique. Cela, même si les navires de guerre gardent d’autres moyens d’autodéfense, comme le brouillage ou la mitrailleuse.
Le laser apporte une réponse intéressante à cette asymétrie militaire : son coût par tir est dérisoire — il repose seulement sur l’électricité à bord — et sa « réserve de munitions » est théoriquement illimitée, tant que la production énergétique fonctionne. Et ses tirs filent à la vitesse de la lumière, avec une puissance pouvant régler le problème en quelques secondes.
Des tirs puissants, mais modulables
Cette technologie n’en est plus au stade théorique. La création de cette coentreprise s’inscrit dans le sillage d’une campagne d’essais intensive menée à bord de la frégate Sachsen, rapporte Mer et Marine. Durant plus d’un an, le démonstrateur a fait feu à de nombreuses reprises, et a fait preuve d’une grande précision et agilité.

Le communiqué signale d’ailleurs que « même confronté aux cibles les plus difficiles et aux conditions environnementales les plus défavorables, le système a prouvé sa capacité à suivre avec stabilité une cible de la taille d’une pièce d’un euro à grande distance et à concentrer l’énergie de l’arme laser précisément sur cette cible ».
La faculté de moduler la puissance du laser permet par ailleurs de ne pas « déborder » de la cible et de causer des dommages collatéraux. Ainsi, cela offre aussi une capacité de graduation dans l’usage de la force, par exemple pour simplement aveugler les capteurs optiques d’un adversaire, si l’on ne vise pas sa destruction complète.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


4 month_ago
56



























.jpg)






French (CA)