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Les 140 fourrures de collection dérobées durant l’été 2025 au poste de traite du Fort Gibraltar, à Saint-Boniface, ont été majoritairement remplacées juste à temps pour la 57e édition du Festival.
C’est grâce à la générosité de notre commanditaire de fourrures International Fur Dressers & Dyers Ltd.
Monique Olivier, gérante des programmes du patrimoine et de l’éducation
Peu après l’incident, le gérant a appelé mon collègue [Colin Mackie] pour dire qu’ils allaient nous aider avec tout ça. Ils ont beaucoup contribué au dossier, explique Monique Olivier.

Des fourrures de renard et de raton laveur dans le poste de traite de fourrures.
Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy
Certaines pièces demeurent toutefois difficiles à remplacer. Ce n’est pas un remplacement complet, mais on s’en approche, précise-t-elle.
En août dernier, les voleurs ont pénétré dans le poste de traite en défonçant une fenêtre, sans causer d’autres dommages. Les organisateurs du Festival croient à un vol ciblé, puisqu'aucune autre perte n’a été constatée.
La traite des fourrures, moteur économique d’antan
Ces fourrures jouent un rôle essentiel pour l’interprétation historique au Festival du Voyageur - la traite est la raison d’être du fort.
La traite des fourrures était le moteur économique fondamental du Manitoba pendant la colonisation. Des commerçants européens achetaient les fourrures aux autochtones de l’intérieur du pays, pour les revendre en Europe.
C’est d’ailleurs de l’union entre commerçants d’origine européenne, principalement en provenance de la Nouvelle-France, et de femmes de Premières Nations qu’est né le peuple Métis, à la confluence de ces rivières Rouge et Assiniboine.

Le défilé des Métis permet de souligner l'importance des Métis lors de la Journée Louis Riel.
Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy
La Compagnie de la Baie d'Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest ont établi plusieurs postes de traite dans la région, dont le Fort Gibraltar. Celui-ci était avant tout un entrepôt de provisions. La traite des fourrures dépendait du pemmican, un aliment essentiel pour les voyageurs.
Le fort gérait beaucoup de voyageurs qui avaient besoin de nourriture, notamment le pemmican. Ce sont les peuples autochtones qui le fabriquaient et échangeaient aux compagnies de fourrures, explique Monique Olivier.
Les voyageurs ne passaient pas nécessairement par le Fort. Les provisions y étaient préparées puis acheminées vers eux, notamment vers le lac Winnipeg.
Malgré le contexte colonial de la traite des fourrures, la transmission de cette histoire demeure essentielle, souligne-t-elle. Partager cette histoire, c’est notre responsabilité, déclare cette dernière.
Le tannage de la fourrure, un savoir-faire ancestral
Si les voyageurs transportaient les fourrures, leur transformation relevait surtout des peuples autochtones, en particulier des femmes.
Pendant le Festival du Voyageur, un atelier fait revivre cette tradition.

Le couteau utilisé par Christel Lanthier pour nettoyer les peaux.
Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy
Ce sont les premiers textiles qu’on avait ici, sur l’île de la Tortue. Au Manitoba, il n’y avait pas d’autres textiles : c’étaient les peaux et les fourrures, explique Christel Lanthier, responsable de la démonstration de tannage.
Le tannage transforme la peau brute en cuir durable. Traditionnellement, on utilisait notamment le cerveau de l’animal ; aujourd’hui, des œufs ou de l’huile peuvent produire la réaction nécessaire à la conservation.
Selon l’usage, pour le cuir, le poil est retiré par raclage avant le tannage. Pour la fourrure, le poil est conservé, apprêté et nettoyé.

Christel Lanthier donne un atelier de tannage de peaux au Festival du Voyageur.
Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy
C’est une opération délicate qui prend beaucoup de temps, précise l’artisane.
Orignal, caribou, chevreuil et wapiti comptent parmi les peaux les plus courantes.
Cette pratique existe toujours aujourd’hui. Elle permet encore de fabriquer des mitaines ou encore des mocassins.

Une peau de cerf partiellement écharnée.
Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy
Contrairement aux procédés industriels utilisant notamment du chrome, la méthode traditionnelle est entièrement biodégradable.
Quand la vie du textile est terminée, il retourne à la terre, souligne Christel Lanthier.
La fourrure, au cœur de l’héritage historique du Manitoba, sera mise en valeur jusqu’au 22 février au Festival du Voyageur.


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