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Les maisons des aînés de Val-d'Or et Rouyn-Noranda fonctionnent maintenant à pleine capacité, mais doivent toujours compter sur des professionnels de la santé provenant du privé pour y arriver.
Au moment de l'inauguration en 2024, chacun des deux bâtiments était exploité à 50 % de sa capacité, faute de main-d'œuvre, et cette situation a duré plusieurs mois.
Toutefois, même si cet enjeu semble réglé, les places ne sont pas toutes occupées en permanence.
Comme ça arrive parfois dans nos CHSLD, par exemple, parfois on a des places inoccupées, le temps d'assurer un pairage et assurer l’occupation de chacune des places en considérant aussi les autres personnes qui habitent dans chacune des maisonnées, explique Caroline Roy, présidente-directrice générale du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue.
Toujours des problèmes de main-d’oeuvre

La maison des aînés et alternative de Rouyn-Noranda a officiellement ouvert en novembre 2024. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
Malgré l'ouverture complète des maisons des aînés de Val-d'Or et Rouyn-Noranda, il manque toujours du personnel soignant, selon le président du Syndicat interprofessionnel en soin de santé de l'Abitibi-Témiscamingue, Jean-Sébastien Blais.
Selon lui, si l'ouverture est rendue possible, c'est grâce au recours à la main-d'œuvre indépendante.
On est loin d’avoir l’ensemble du personnel nécessaire pour faire fonctionner autant la maison des aînés de Val-d’Or, que celle de Rouyn-Noranda. C’est-à-dire que, de chaque côté, il y a de la main-d’oeuvre indépendante, des infirmières, des infirmières auxiliaires, des préposés aux bénéficiaires, donc l’ensemble des équipes de soins est composé de personnel du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, mais aussi de la main-d’oeuvre indépendant et de l’équipe volante publique, dit-il.

Jean-Sébastien Blais craint que l'Abitibi-Témiscamingue doive encore faire appel à la main-d'œuvre indépendante après l'échéance d'octobre 2026. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
De nombreuses infirmières ont aussi choisi de quitter leur poste au CHSLD pour joindre les maisons des aînés toutes neuves.
Malheureusement, nos CHSLD se sont vidés un peu de leur personnel au profit des maisons des aînés. Il faut quand même comprendre que, dans les maisons des aînés et dans les CHSLD, les taux de temps supplémentaire sont les plus élevés de tous nos départements en Abitibi-Témiscamingue, ajoute-t-il.
Remplacer une résidence pour aînés à Macamic
À Macamic, le projet de construction de la maison des aînés et alternative spécialisée va bon train selon le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue. Les travaux doivent se poursuivre jusqu’en janvier 2027.
La situation y est différente, puisqu'il s'agit d'une résidence qui va accueillir, en partie, une clientèle avec des troubles de santé mentale. Les autres places disponibles seront comblées par les résidents du CHSLD.

Caroline Roy a assisté à la première pelletée de terre pour la construction maison des aînés et alternative de Macamic en juillet 2024. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Annabel Ouellet
[Le transfert] va s’échelonner sur quelques semaines, précise Caroline Roy, directrice générale du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue
Des discussions sont en cours pour déterminer ce qu’il adviendra des locaux laissés vacants au CHSLD.
Selon Jean-Sébastien Blais, le manque de personnel est moins criant en Abitibi-Ouest, notamment grâce à la Mobilisation de la Grande séduction.


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