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C'est devenu une tradition, la Journée mondiale du Refus de la misère a été soulignée à Rouyn-Noranda pour une 40e année, en ce 17 octobre.
Pour l'occasion, une quinzaine de personnes, dont plusieurs représentantes d'organismes venant en aide aux gens dans le besoin, ont bravé un avant-midi frisquet pour se rassembler au parc Trémoy, devant la Dalle du refus de la misère.
Témoignages, dépôt symbolique de fleurs et de chaînes ainsi qu’une minute de silence étaient au menu, entre autres choses.

Un bouquet de marguerites a été déposé symboliquement sur la Dalle du refus de la misère qui se trouve au parc Trémoy depuis 1993.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Yvette Bélanger, responsable du groupe ATD Quart-Monde de Rouyn-Noranda, souligne que cette activité vise notamment à donner une voix aux personnes qui vivent la misère.
C’est notre journée pour dire que c’est assez, la misère.
L’objectif est de dénoncer, et non d’accuser, mais c’est aussi un moment pour s’arrêter et penser à la personne qui n’a rien, aux gens qui ne sont pas là et qui devraient l’être. Ceux qui ne sont pas capables de prendre la parole, nous allons parler pour eux, mentionne Mme Bélanger.

Yvette Bélanger pose près de la Dalle du refus de la misère.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Celle-ci ne manque pas de citer le regretté Mgr Jean-Guy Hamelin, qui disait que la pauvreté est un problème de société et qu’on devrait parler d’appauvris et non de pauvres.
Yvette Bélanger estime d’ailleurs que les gens dans la pauvreté devraient être impliqués eux-mêmes par les autorités pour trouver des solutions aux problèmes.
Il faut absolument bâtir avec les personnes dans cette situation. Ce sont les premières concernées par la pauvreté, elles devraient donc être consultées en premier, soutient-elle.

Soeur Thérèse Charbonneau (à droite) a livré l'un des témoignages entendus au cours de la cérémonie.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
C’est possible, mais est-ce qu’on veut le faire? Est-ce qu’on implique les pauvres pour trouver des solutions? On est loin de là, le gouvernement décide pour nous autres. C’est bien beau les petits salaires, les petits revenus, mais ce n’est pas suffisant, signale Mme Bélanger.


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