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Par Corentin Léotard, Budapest
Publié le 19/08/2026 à 15h30, mis à jour le 19/08/2026 à 17h23
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DÉCRYPTAGE - Au Fidesz, défait dans les élections législatives par le parti Tisza de Péter Magyar, l’heure n’est toujours pas au bilan ni à l’autocritique.
Chaque année à la fin juillet, l’élite intellectuelle du Fidesz se met au vert dans les montagnes de Transylvanie pour deviser de l’état du monde, lors de l’Université d’été de Baile Tusnad. C’est là qu’en 2014, Viktor Orbán avait décrété l’avènement d’un « État illibéral » en Hongrie. Si tout s’était déroulé selon le plan, il y aurait, cette année encore, exposé de vastes projets, son cinquième mandat d’affilée en poche. Mais ce 25 juillet, la rancœur plane : le Fidesz délogé du pouvoir, la nation se trouverait rejetée dans l’opposition, trahie par le peuple qui s’est laissé abuser par un homme vil et sans foi ni loi.
Au contraire, Viktor Orbán a reconnu sa défaite en gentleman, font valoir ses soutiens, qui y voient la preuve que les accusations d’autocratie contre le Fidesz ne valaient rien. En réalité, comme lors des deux derniers scrutins législatifs, « l’égalité des chances n’a pas été respectée », a considéré l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)…


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