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Par Benjamin Barthe
Publié aujourd’hui à 06h00Article réservé aux abonnés
DécryptageL’armée américaine intervient dans ce pays de la Corne de l’Afrique depuis plus de vingt ans. Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le nombre de frappes a quadruplé par rapport au bilan des quatre années de mandat de Joe Biden.
Le fracas de la guerre contre l’Iran, devenu le sujet de politique étrangère numéro un aux Etats-Unis, a éclipsé un autre conflit dans lequel l’armée américaine est impliquée. Une intervention vieille de plus de vingt ans, qui connaît une escalade sans précédent depuis le retour de Donald Trump au pouvoir et dont personne, comme dans le cas iranien, ne parvient à entrevoir l’issue : la guerre contre les milices djihadistes en Somalie.
Selon le cercle de réflexion New America, qui recense les opérations militaires américaines dans ce pays de la Corne de l’Afrique, le nombre de frappes menées par les Etats-Unis, depuis janvier 2025, début de la seconde présidence de Donald Trump, a quadruplé par rapport au bilan des quatre années de mandat de Joe Biden (2020-2024) : 203 contre 51.
A ce rythme, le nombre de bombardements sur le sol somalien ordonné par l’administration Trump devrait très rapidement surpasser celui atteint lors du premier passage de ce dernier à la Maison Blanche (219), un record en la matière.
Ces décomptes, fondés sur des sources ouvertes, notamment les communiqués de l’Africom, le commandement de l’armée américaine pour l’Afrique, ne représentent qu’une sous-estimation, une partie de ses opérations en Somalie demeurant clandestines.
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