NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’intensité de l’influenza saisonnière continue de se faire ressentir dans les hôpitaux de Chaudière-Appalaches, où le taux d’occupation des civières s'est rapproché du seuil des 200 % au cours des dernières heures.
Mardi matin, il atteignait 181 % à l’Hôpital de Saint-Georges, 174 % à l’Hôtel-Dieu de Lévis, 160 % à l’Hôpital de Thetford et 140 % à celui de Montmagny. Dans le cas de ce dernier établissement, il s’agissait d’une amélioration par rapport à lundi après-midi quand le taux d’occupation des civières est monté à 190 %.
Les patients sur civière sont ceux pour lesquels une demande d’hospitalisation a déjà été faite et qui attendent qu’un lit se libère sur les étages. L’attente peut s’avérer très longue. Lundi, la durée moyenne de séjour des personnes en attente sur une civière dans les hôpitaux de Chaudière-Appalaches était de 23 h 12.
Enjeux de fluidité hospitalière
Mardi après-midi, 59 patients sur civière attendaient depuis plus de 24 heures, et 21 depuis plus de 48 heures. La Dre Elyse Berger Pelletier, urgentologue à l'Hôtel-Dieu de Lévis, reconnaît que c’est beaucoup.
Aujourd'hui, dans l'ensemble du Québec, on a des enjeux, vraiment, de fluidité hospitalière. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'usagers aux urgences parce qu'il n’y a plus de place sur les étages. On manque de lits hospitaliers partout au Québec et Chaudière-Appalaches ne fait pas exception, confie la médecin en entrevue à Radio-Canada.

La Dre Elyse Berger Pelletier soutient qu’il y a un « manque chronique » de lits de soins à Lévis.
Photo : Radio-Canada
Au-delà de l’intensité de la grippe saisonnière, la situation reflète, selon elle, un manque chronique de lits dans les établissements de la région.
À Lévis, la population a quand même beaucoup augmenté, alors que le nombre de lits hospitaliers de courte durée n’a pas bougé depuis environ 30 ou 40 ans, si je ne m'abuse. Ça fait qu'avec une population qui vieillit, avec une demande qui augmente, à un moment donné, ça fait tout simplement qu'on manque de lits, explique la Dre Berger Pelletier.
Niveau de soins alternatifs
Elle ajoute que, actuellement, dans Chaudière-Appalaches, 18 % des patients hospitalisés ont le statut « Niveau de soins alternatifs (NSA) », c’est-à-dire que leur état ne nécessite pas le niveau de ressources ou de services dispensés dans l’unité de soins où ils se trouvent. Il s’agit pour la plupart de patients âgés qui attendent qu’une place en résidence pour aînés ou en CHSLD se libère.
Toutes les équipes sont à pied d'œuvre pour, justement, essayer de faire sortir les clients qui n’ont plus besoin d'être à l'hôpital afin que nos patients sur civière puissent monter aux étages, rapporte l’urgentologue.

Santé Québec invite les personnes atteintes de la grippe à consulter le 811 avant de se présenter aux urgences, à moins de requérir une prise en charge immédiate. (Photo d’archives)
Photo : Getty Images / South_agency
Le CISSS de Chaudière-Appalaches nuance les données avancées par la Dre Elyse Berger Pelletier. Selon l’organisation, ce ne sont pas 18 %, mais plutôt 13 % des lits qui sont occupés par des patients en attente d’un autre milieu de vie. À l’Hôtel-Dieu de Lévis, il est encore plus bas, à 11 %.
Ça nous positionne avantageusement à ce niveau, car beaucoup de travail a été fait au cours des dernières semaines pour améliorer ce taux. Depuis un mois, on est passé d'une soixantaine d'usagers NSA à 35 en date d'aujourd'hui, 6 janvier, indique par courriel Mireille Gaudreau, relationniste pour le CISSS.
Unité de débordement
Parmi les aménagements apportés, elle mentionne l’ouverture d’une unité brève d’hospitalisation pour séjours à l’hôpital de trois jours et moins dotée d’une capacité de 10 lits qui vise à éviter que les patients demeurent à l’urgence.
Nous avons aussi ouvert une unité de débordement de 12 lits dont on rend les activités permanentes, ajoute Mme Gaudreau.

Les urgences des hôpitaux de Chaudière-Appalaches débordent ces jours-ci. C’est le cas, notamment, de celle de l’Hôtel-Dieu de Lévis.
Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière
De plus, des soins intensifs sont offerts à domicile à des patients en fin de vie afin d’éviter ou de raccourcir un séjour hospitalier.
Le CISSS fait par ailleurs remarquer que le vieillissement et l’augmentation de la population dans le grand Lévis exercent une pression sur les services qu’il dispense à ses usagers avant et après l’hospitalisation (CHSLD, hébergement).
Souche plus virulente
Si la saison de la grippe est particulièrement forte et précoce cette année à l’échelle du Québec, elle l’est encore davantage dans Chaudière-Appalaches.
Au cours de la semaine qui s’est terminée le 27 décembre, la région a affiché un indice d’activité grippale de 46,08 %, alors qu’il était de 38,34 % dans l’ensemble du Québec, un taux déjà qualifié de très élevé.
L’indice d’activité grippale est calculé principalement à l’aide du pourcentage de tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN) positifs à l’influenza. Il sert à mesurer et à suivre, dans le temps, l'évolution de la grippe saisonnière.

À 15 h 45, mardi, le taux d’occupation des civières, à l’échelle du Québec, était de 140 %. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
Le Dr Nicholas Bousseau, médecin en santé publique à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), attribue les taux d'achalandage élevés des urgences à la présence dominante, cette année, de la souche H3N2, plus virulente que la H1N1.
Cette souche-là (H3N2) est souvent caractérisée par une arrivée de la grippe plus précoce, donc, avec un pic pendant les fêtes comme on le voit actuellement. Puis, aussi, un nombre plus important de cas puis d'hospitalisations, notamment chez les personnes aînées, qui sont plus fragiles, souligne le Dr Brousseau.
Le pic derrière nous
Il mentionne que les dernières données suggèrent que le pic de transmission de l’influenza a été atteint durant la semaine du 27 décembre, ce qui laisse entrevoir une amélioration dans les urgences. Le médecin prévient toutefois que la situation ne se résorbera pas du jour au lendemain.
On regarde beaucoup le pourcentage de tests qui sont faits qui sont positifs et, là, on est près des 40 % [à l’échelle du Québec]. C'est très élevé [...] et ça va quand même prendre plusieurs semaines à descendre. On va [donc] avoir encore plusieurs, plusieurs semaines avec une circulation intense de la grippe, prédit le médecin de l’INSPQ.

Même si son efficacité n’est pas optimale, le vaccin contre l’influenza permet quand même de réduire de près de moitié les complications liées à la grippe, souligne le Dr Brousseau. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / François Gagnon
Il profite de l’occasion pour recommander aux personnes âgées et aux patients souffrant d'une maladie chronique de se faire vacciner contre l’influenza, si ce n’est déjà fait.
Il est toujours temps de recevoir le vaccin parce que la grippe va être avec nous pendant encore plusieurs semaines, martèle le Dr Nicholas Brousseau.
Avec des informations de Guylaine Bussière


4 month_ago
33



























.jpg)






French (CA)