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Le Service régional de Codiac de la Gendarmerie royale du Canada résout moins de cas d'agression sexuelle et de violence conjugale qu'espéré dans la région de Moncton, Dieppe et Riverview, et il se restructure dans l’espoir d’améliorer les choses.
Les enquêteurs du Service régional de Codiac sont répartis dans les unités suivantes créées le 5 janvier :
- Section des enquêtes générales;
- Groupe des personnes vulnérables;
- Groupe de réduction de la criminalité, contrevenants prioritaires;
- Groupe de réduction de la criminalité, crimes contre les biens.
Cela doit permettre à certains enquêteurs de porter une plus grande attention aux dossiers d'agression sexuelle et de violence conjugale, et, possiblement, résoudre un plus grand nombre de ces crimes.
C’est plus un meilleur service aux victimes, commencer à spécialiser nos agents, nos enquêteurs, parce que souvent, nos enquêteurs passaient d’un dossier à l’autre durant le temps d’une journée, et on ne donnait pas la chance aux enquêteurs de se spécialiser dans un domaine, explique le surintendant du Service régional de Codiac, Benoit Jolette, au cours d’une entrevue accordée mercredi à l’émission La matinale, d'ICI Acadie.

Le surintendant du Service régional de Codiac de la GRC, Benoit Jolette, lors d'une réunion du conseil municipal de Moncton, le 15 décembre.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
La restructuration survient à la suite d'un examen externe mené à la fin 2024, qui présentait un taux de résolution de ces crimes que la GRC juge insatisfaisant.
Ce qu’on vu, les places où on pourrait faire mieux, c’était spécifiquement sur les crimes graves contre les personnes, donc les agressions sexuelles, la violence conjugale, et les crimes contre la propriété, surtout qu’on avait un taux de résolution de ces crimes-là qui était plus bas, affirme Benoit Jolette.
Une collaboration avec les organismes sur le terrain
La directrice générale du Carrefour pour femmes, Renée Charron, accueille favorablement ces changements au sein de la GRC et a hâte de poursuivre sa collaboration avec le corps policier, particulièrement pour les femmes victimes d’agression sexuelle.
Plusieurs clientes du Carrefour pour femmes doivent rencontrer la police dans leurs démarches, explique-t-elle.

Renée Charron, directrice générale du Carrefour pour femmes de Moncton.
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Ce qui n’est jamais facile, une décision très brave. Donc d’avoir une unité avec la police qui va s’occuper directement de ces clientes et de ces cas, c'est une belle opportunité pour avoir un taux de résultats plus élevé.
Elle croit qu’il s’agit d’une des mesures pour viser plus de justice pour les survivantes de ces crimes.
Mieux communiquer avec le public
La GRC fait d’autres changements pour mieux informer la population, toujours à la suite de l’examen. Un agent est désormais responsable des communications avec les médias. Le Service régional de Codiac compte aussi lancer le 2 février une page Facebook consacrée à ses activités quotidiennes.
À combien de dossiers les policiers répondent? Qu’est-ce qu’on fait? Dans quelle communauté on patrouille? C’est exactement ce que cette nouvelle page Facebook va nous apporter, souligne Benoit Jolette.
Le Service régional de Codiac devait bientôt quitter son ancien poste de la rue Main à Moncton pour s’installer dans un autre dont la construction tire à sa fin. Ça s’en vient avant l’été, estime le surintendant Jolette.
Avec des renseignements de Frédéric Cammarano


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