NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les concerts de l’OSM sont dirigés cette semaine par Simone Young. Loin de toute routine, la cheffe australienne de 65 ans fait très forte impression dans le programme Chopin-Brahms / Schoenberg qui sera repris samedi après-midi.
C’est un peu la cheffe à laquelle on ne pense pas trop. Lorsqu’il s’était agi de trouver un successeur à Kent Nagano et que les comités divers et variés se sont attelés à trouver une option féminine ils avaient misé assez naturellement sur Susanna Mälkki, une Finlandaise au profil comparable à celui du directeur musical à remplacer.
Parmi toutes les candidatures que nous avions vu défiler, ce fut assurément, et avec constance, à deux reprises, à Lanaudière et Montréal, la pire. Presque à égalité, Jérémie Rhorer avait toutefois fait illusion la première fois avant de complètement s’effondrer la seconde. Sans que cela ne remette évidemment en cause le choix le Rafael Payare, le concert de jeudi soir nous a vraiment fait nous demander pourquoi, lorsqu’on parle de cheffes d’expérience, on pense toujours soit à Susanna Mälkki soit à Marin Alsop, l’une plus ennuyeuse que l’autre, et pas à Simone Young.
Car Simone Young nous a donnés une grande soirée musicale, que ce soit dans l’accompagnement du 1er Concerto de Chopin et, surtout, dans la complexe orchestration par Schoenberg du Quatuor avec piano op. 25 de Brahms.
Autorité et clarté
Ce qui distinguait, jeudi, l’art de la cheffe australienne était la manière de ne jamais relâcher la tension, de toujours faire avancer le discours. La chose est primordiale dans Schoenberg, qui a retravaillé Brahms de manière parfois très surprenante et touffue. Le grand risque est ici de s’attarder sur les surprises d’orchestration. Tout au contraire, Simone Young a balayé la partition avec autorité et clarté, dans le grand souffle unitaire qui convenait, tout en colorant adéquatement tous les passages.
Schoenberg a beau être original dans ses partis pris, il sait très bien à qui il rend hommage dans cette œuvre. On l’entend par exemple dans le rôle qu’il confère aux clarinettes, instrument pour lequel Brahms a écrit de fort belles choses. Surtout, aussi, la cheffe était parfaitement en contrôle d’une partition piégeuse et délicate (le Finale, avec ses revirements !) et elle a bien mis en valeur les couleurs de l’orchestre. Sa prestation a été un glorieux succès, alors même que l’œuvre n’est pas forcément évidente.
Dans le 1er Concerto de Chopin, cheffe et soliste se sont trouvées sur la même longueur d’onde. Avdeeva n’est absolument pas, non plus, le genre à minauder : elle file avec rectitude, finesse, et grande musicalité. Son concerto, parfaitement rodé, ne s’attarde pas : le jeu est volubile, cristallin, limpide, dénué du moindre effet. Derrière la pianiste, l’utilisation de l’édition critique de la partition nous vaut quelques équilibres, phrasés et articulations originaux à l’orchestre.
Le tout nous vaut un concert impeccable, qui va au cœur de la musique sans se perdre en chemin. On aime ça.


1 month_ago
50
























.jpg)






French (CA)