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Défilé de mode, haie d’honneur, cris de ralliement, démonstrations, ateliers interactifs: les écoles ontariennes font la grande séduction ces jours-ci aux élèves et à leurs parents, en vue de la prochaine rentrée scolaire. L’école secondaire Macdonald-Cartier et l’école secondaire du Sacré-Cœur, dans le Nord de l'Ontario, ont organisé deux soirées portes ouvertes afin d’attirer leurs futurs élèves.
Les gymnases des deux établissements, l’une catholique et l’autre publique, étaient bondés de monde.
Les choix des élèves incluent aussi une autre école secondaire catholique et les différentes écoles anglophones de la région. Les familles se décident en fonction des aspects linguistiques, de la religion ou encore de la pression des pairs. À cela s’ajoutent des cours ou des programmes spéciaux qui varient d’une institution à l’autre.
Même si ce n’est pas nouveau, il y a de quoi donner le vertige, comme le confirme Nathalie Bélanger, directrice de l’Observatoire sur l’éducation en contexte linguistique minoritaire à l’Université d’Ottawa.
Je pense que ça crée une grande pression sur les familles, les parents, et même les enfants qui deviennent parfois anxieux, ne sachant pas trop où ils vont aller par exemple pour la transition vers le secondaire, explique-t-elle.

Des parents et des élèves assistent à un atelier de la classe d’arts médiatiques, à l’école secondaire Macdonald-Cartier.
Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean
Beaucoup d’organisation
Même si les inscriptions sont ouvertes à l’année, la majorité des activités d’accueil se déroulent entre janvier et mars. Ces soirées portes ouvertes s’organisent bien longtemps à l’avance, parfois même dès la rentrée scolaire, en septembre.
C’est une période charnière de notre année scolaire. C’est le moment de l’année où tout le personnel prépare ces portes ouvertes afin de présenter nos offres de cours, mais aussi notre offre de services, nos programmes, explique Carl Dussault, directeur de l’éducation et secrétaire-trésorier du Conseil scolaire du Grand Nord.
Et les parents qui franchissent nos portes sont à même de voir l’ensemble de nos installations, mais aussi de poser des questions au personnel et d’avoir tout le monde ensemble, pour avoir le plus de réponses possibles, en même temps.

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L'équipe de l'École secondaire Macdonald-Cartier du Grand Sudbury était fin prête pour le tournoi.
Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau
Sentiment d’appartenance
Les intervenants rencontrés sont unanimes. Ils soulignent la mobilisation qu’impliquent ces soirées, autant auprès des élèves que du personnel tout en apportant un sentiment d’appartenance dans les écoles.
Selon les organisateurs des soirées portes ouvertes, ce qui ajoute parfois un défi supplémentaire, c'est le congé des Fêtes et les incontournables annulations de transport scolaire de janvier, qui peuvent perturber les préparatifs.
C'est comme quand tu penses à un réveillon de famille: tout le monde a une jobine à faire, tout le monde participe pour que l'accueil soit formidable, explique Sabrina Rocca, directrice de l'école secondaire du Sacré-Cœur.
Même si un élève ou ses parents souhaitent absolument s'inscrire dans une école francophone, ils ont habituellement deux options, celle d'une école publique ou catholique.
Nathalie Bélanger n'est pas convaincue que cette compétition est avantageuse pour les élèves, dans une plus petite communauté où les francophones sont déjà minoritaires et où les conseils scolaires tirent chacun la couverture de leur côté.
C'est un débat qui revient très souvent! C'est intéressant, mais c'est enchâssé dans la constitution, et c'est très difficile de rouvrir cette question. Mais certainement que ça permettrait des économies au système éducatif. Mais je ne vois pas à quel moment cette question va être débattue au niveau politique, conclut-elle.


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