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La garde à vue de Rima Hassan levée, l’eurodéputée LFI sera jugée pour «apologie du terrorisme»

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Alors que l’eurodéputée insoumise était convoquée ce jeudi, «la fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC», précise le parquet de Paris.

La garde à vue de l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été levée ce jeudi soir pour «apologie du terrorisme», annonce le parquet de Paris, et une petite quantité de drogue de synthèse a alors été retrouvée dans son sac, selon une source proche du dossier. L’élue de La France insoumise est convoquée pour être jugée pour «apologie de terrorisme commise en ligne» devant le tribunal correctionnel le 7 juillet, précise le parquet.

Jeudi matin, l’eurodéputée franco-palestinienne LFI s’était présentée à la police judiciaire sur convocation, pour être placée en garde à vue. «Ce placement en garde à vue est possible, sans qu’il soit nécessaire de faire procéder à la levée de l’immunité parlementaire, dans le cadre de l’enquête de flagrance», a précisé le parquet.

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Mais l’eurodéputée s’est retrouvée embarquée dans une affaire de stupéfiants. Une faible quantité de drogue a été retrouvée dans le sac avec lequel elle s’est présentée au deuxième district de la police judiciaire de Paris, entraînant l’ouverture d’une procédure incidente, indique une source proche du dossier au Figaro confirmant une information du Parisien .

«La fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée. Ces éléments sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte», a confirmé le parquet. Initialement, la femme politique était convoquée à cause d’un tweet en date du 26 mars et qui a depuis été supprimé. Le député Rassemblement national de la Somme, Matthias Renault, a expliqué sur X avoir signalé au parquet les termes employés par Rima Hassan.

Référence au terroriste japonais Kōzō Okamoto

Dans son courrier adressé à la procureure de Paris, et qu’il a mis en ligne, il relate le post de la femme politique : «Kōzō Okamoto : j’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir». Le député RN souligne que Kōzō Okamoto, ancien membre de l’armée rouge japonaise, a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir participé au massacre de 26 personnes à l’aéroport international Ben-Gourion en Israël en 1972. Un crime qualifié d’acte terroriste.

En citant Kōzō Okamoto dans sa publication du 26 mars, Rima Hassan «fait explicitement référence à un auteur d’attentat terroriste, reprend une citation le concernant sans mise à distance ni condamnation, mais à des fins d’inspiration, associe cette figure à une justification normative de la résistance présentée comme un devoir», écrit Matthias Renault. C’est dans ce cadre que l’eurodéputée a été convoquée pour être interrogée sur de tels propos et déterminer s’ils constituent l’infraction d’«apologie du terrorisme».

Ce n’est pas la première fois que les propos de Rima Hassan, figure politique controversée, font polémique. Le 4 mars, elle a été convoquée devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour «injure publique» d’une élue socialiste locale, à la suite de vifs échanges, là encore, sur les réseaux sociaux. L’affaire remonte à novembre 2024, quand l’eurodéputée s’est vue refuser la tenue d’une conférence sur la Palestine par l’université de Strasbourg. La conseillère municipale de l’opposition socialiste Pernelle Richardot, avait réagi dans la foulée sur son compte X en se félicitant de cette interdiction. Rima Hassan avait répliqué via le même canal en la qualifiant «d’islamophobe assumée», de membre de «la gauche coloniale» et avait conclu son post par «Personne n’oubliera». «Des propos pour moi d’une violence inouie», avait déclaré Pernelle Richardot.

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Le tribunal a estimé que si les propos de Rima Hassan entraient bien dans le cadre d’une injure publique, ils «avaient été tenus dans un contexte du débat public et politique entre deux élues, un débat où les termes outrageants sont régulièrement employés» et n’ont pas «dépassé les limites de la liberté d’expression». L’eurodéputée a finalement été relaxée.

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