L’exécutif a décidé ce mardi de saisir la justice sur une possible reconstitution de La Jeune Garde, dissoute l’an dernier. Pendant ce temps, La France insoumise réclame désormais la dissolution du collectif Némésis.
Une nouvelle étape dans le dossier des groupuscules radicaux. Lors d’une réunion consacrée aux groupes d’action violente organisée ce mardi matin à l’Élysée, l’exécutif a décidé une saisine au sujet d’une possible reconstitution de La Jeune Garde, association d’ultra-gauche dissoute l’année dernière.
Ce collectif continue d’être soutenu par La France insoumise, ce qui provoque de nouvelles turbulences à gauche à quelques semaines des élections municipales. Fidèle à ce que ses adversaires qualifient de stratégie "d’inversion accusatoire", Jean-Luc Mélenchon demande désormais la dissolution du collectif Némésis, classé dans la mouvance identitaire.
"Saisir la justice" pour la "dissolution du collectif" ?
À l’Assemblée nationale, le député insoumis Ugo Bernalicis a interpellé le ministre de l’Intérieur. "Allez-vous saisir la justice pour demander la dissolution judiciaire du collectif Némésis ? Nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains. Et vous ?", a demandé le député insoumis.
Pour LFI, l’objectif est de démontrer que la violence politique provient "des deux côtés", à l’extrême gauche comme à l’extrême droite. De son côté, Laurent Nuñez assure que le ministère de l’Intérieur surveille l’ensemble des groupes jugés radicaux, qu’ils appartiennent à l’ultra-droite ou à l’ultra-gauche.
"J’analyserai, comme je le fais pour tous les groupes d’ultra-droite comme d’ultra-gauche, s’ils rentrent dans le cadre de la dissolution ou pas", a-t-il déclaré. Une position qui se distingue de celle de son prédécesseur, Bruno Retailleau, lequel avait affirmé par le passé se sentir proche des combats du collectif Némésis.


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