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Malgré le fait que des membres de l’équipe féminine finlandaise de hockey sont toujours en isolement pour contrer la propagation d’un norovirus, l’entraîneur-chef et le directeur général ont affirmé sans détour vendredi que le club amorcera finalement son tournoi olympique, samedi, contre les États-Unis.
Nous allons jouer demain. Tout peut arriver, même les Américaines pourraient dire : "Nous aussi, on ne peut pas jouer." Je peux simplement parler pour nous et je crois fortement que nous allons jouer, a lancé le directeur général Kimmo Oikarinen en zone mixte.
Une quinzaine de joueuses ont sauté sur la patinoire vendredi, deux jours après le report de leur match inaugural contre le Canada au 12 février. Neuf hockeyeuses demeurent en isolement, mais elles ne sont pas nécessairement malades, a indiqué le directeur général.
Notre principal objectif a été de nous assurer que nos joueuses recouvrent la santé le plus rapidement possible.
L’entraîneur finlandais Tero Lehterä est allé encore plus loin dans ses commentaires, ne laissant plus vraiment place au doute sur le fait que son équipe sera en action samedi à 10 h 40 (HNE) face aux Américaines, tombeuses des Tchèques en lever de rideau.
Quoi qu’il arrive, nous allons jouer. Même avec cinq joueuses et une gardienne, nous allons être sur la glace!, a assuré le pilote finlandais en mêlée de presse.
Une équipe soudée
La Finlande a mis la main sur la médaille de bronze lors des deux précédents Jeux olympiques en hockey féminin.
L’attaquante Michelle Karvinen, qui faisait aussi partie de la formation en 2018 et en 2022, a dit que ses coéquipières et elle sont demeurées positives malgré les circonstances particulières.

La Finlande avait remporté le bronze aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.
Photo : Getty Images / Harry How
Ce n’est pas une situation idéale, mais nous avons essayé de retirer le meilleur de cela. La pire chose a été que le match soit déplacé, mais je pense que nous avons été chanceuses dans les circonstances, a souligné la représentante des Goldeneyes de Vancouver, dans la LPHF.
Accompagnée de quelques coéquipières, elle prévoyait participer en soirée à la cérémonie d’ouverture avec sa délégation au Stade olympique San Siro, avec l’accord du CIO.
La collaboration du Canada saluée
Devant les médias, le directeur général Kimmo Oikarinen a souligné les discussions qu’il a eues avec l'équipe canadienne, dont celles avec la directrice générale, Gina Kingsbury, qui a été très compréhensive de la situation, selon lui.
C’était très décevant comme sentiment et ce n’est pas l’idéal quand on doit modifier le calendrier. Ce sont les Olympiques, on attend ce moment depuis longtemps, puis on est devant l’inconnu. C’est la même chose pour l’équipe canadienne. Je présente encore mes excuses pour eux. Nous avons eu une belle collaboration de leur part, mais il y a des choses qu’on ne peut contrôler, a-t-il expliqué.
C’est lui-même qui a avisé Kingsbury que certaines de ses joueuses étaient malades et qu’il serait difficile pour le pays scandinave de sauter sur la glace. La possibilité de déclarer forfait n’a pas réellement été évoquée au fil des discussions entre les deux équipes, la Fédération internationale de hockey, le Comité international olympique et le comité organisateur.
Je devais lui expliquer la situation comme il faut, même si nous sommes des équipes rivales [...]. Gina a très bien compris et elle est très intelligente. Elle a compris que, si on venait ici avec sept, huit ou neuf joueuses, il y avait un risque pour l’équipe canadienne. Je crois que tout le monde l’a compris, a dit Kimmo Oikarinen.
Mais en dehors de la glace, nous devons collaborer et faire de notre mieux pour nos équipes respectives. C’est toujours un plaisir de collaborer avec les gens de Hockey Canada, a-t-il conclu.
L’esprit olympique à son meilleur.
Avec des informations de Christine Roger


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