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Politique 30/04/2026 15:25 Actualisé le 30/04/2026 15:30
Au terme d’une procédure menée par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, le groupuscule antifasciste avait été dissous en juin 2025 en conseil des ministres.

LUDOVIC MARIN / AFP
Le Conseil d’Etat a rejeté, ce jeudi 30 avril, le recours du groupuscule antifasciste la Jeune Garde contre le décret de dissolution pris à son encontre par Bruno Retailleau.
Le Conseil d’État a rejeté, ce jeudi 30 avril, le recours formé par le groupuscule antifasciste la Jeune Garde contre le décret de dissolution pris à son encontre par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, en juin 2025. La plus haute juridiction administrative du pays explique dans sa décision que le mouvement, dont d’ex-membres ont été impliqués dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, « a mené et incité à commettre des agissements violents », peut-on lire dans la décision.
Le décret, émis en conseil des ministres, énumérait des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025 à Lyon. « Saisi par La Jeune Garde, le Conseil d’État juge aujourd’hui que la dissolution de ce groupement de fait décidée par le Gouvernement est adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public », estime l’institution.
« Si le groupement contestait certains des faits qui lui étaient reprochés, ses membres prenaient souvent l’initiative de l’utilisation de la violence dans l’espace public, sans que le groupement ait condamné de telles actions », observe le Conseil d’Etat dans son communiqué.
Polémique après la mort de Quentin Deranque
Créée en 2018 par Raphaël Arnault, devenu député en 2024 et qui siège au sein du groupe LFI à l’Assemblée nationale, la Jeune Garde a été accusée par le gouvernement « de provoquer à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ».
Le mouvement s’est par ailleurs retrouvé au cœur de la polémique qui a suivi la mort en février à Lyon du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, car plusieurs des agresseurs présumés en étaient membres.
Une enquête a par ailleurs été ouverte fin février après un signalement du ministère de l’Intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste.


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