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La directrice de la DPJ présente les grandes lignes de sa réforme des centres jeunesse

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La directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, ne veut plus que des enfants de moins de 12 ans vivent dans des centres jeunesse au Québec. C'est une de ses priorités, alors qu'elle prépare une vaste réforme du réseau de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dont elle a présenté les grandes lignes, mercredi soir.

On ne veut plus, à terme, d’enfants de 6 à 12 ans dans des milieux institutionnels, affirme-t-elle.J'annonce aujourd'hui qu'on ferme toutes les unités de réadaptation [pour les enfants de moins de 12 ans].

À l'heure actuelle, Mme Hill estime que quelques centaines d'enfants de moins de 12 ans vivent dans des centres jeunesse à travers la province, faute d'une meilleure alternative.

Pourtant, d'autres options existent.

Lesley Hill fait une présentation

La directrice nationale de la DPJ, Lesley Hill, a présenté les six grandes orientations de la réforme des centres jeunesse.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Par exemple, dans certaines régions, des intervenants vivent avec de petits groupes d’enfants dans des foyers mieux adaptés à leur réalité, explique-t-elle.

Pour la réforme à venir, la grande patronne de la DPJ souhaite que le réseau s'inspire de telles initiatives.

Ça va demander des investissements d'énergie, de temps et même des investissements financiers pour transformer cette offre de services, prévient toutefois la directrice nationale de la protection de la jeunesse.

Lesley Hill a présenté les grandes lignes de sa réforme mercredi soir, à Québec, devant une centaine d'intervenants du milieu, dont plusieurs directeurs régionaux de la DPJ. Ces orientations sont le fruit d’une tournée aux quatre coins du Québec et de consultations menées auprès d'employés, de jeunes et de parents.

Selon elle, les gens ont besoin de voir venir les changements qui s’en viennent et de prendre le temps de réfléchir.

Les adolescents s'adressent à un auditoire composé d'employés de la DPJ.

Grâce à un projet artistique, sept adolescents hébergés en centre jeunesse ont pu mettre en mots les changements qu'ils espèrent.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Vigeant

Les jeunes et leurs parents

Dans sa tournée du Québec, Mme Hill a rencontré des adolescents qui vivent dans des centres. Sept d'entre eux étaient présents mercredi soir à Québec et ont plaidé pour qu'on les prépare mieux à la vie adulte, hors des murs de ces institutions.

C'est un des aspects sur lesquels Mme Hill veut plancher.

Un autre grand axe de la réforme qu'elle prépare : l’intensification de l’aide aux parents.

C'est l'autre pierre angulaire. Les parents me l'ont dit très clairement dans toutes les régions du Québec : ils ne se sentent pas épaulés, soutenus, accompagnés correctement pour garder leurs enfants à la maison quand les enfants commencent à avoir des troubles de comportement sérieux.

Mme Hill souhaite aussi améliorer la formation des intervenants de la DPJ, qui travaillent avec une clientèle diversifiée.

On a énormément de jeunes avec des problèmes de santé mentale, d'autisme, de déficience intellectuelle. On n'est plus du tout dans des profils de jeunes délinquants ou avec seulement des problèmes comportementaux, souligne-t-elle.

Les intervenants de la DPJ doivent également davantage tenir compte des traumatismes des jeunes bénéficiaires, plaide-t-elle.

Longtemps, au Québec, on a été axé sur le traitement du comportement. On travaillait sur le symptôme qu'on voyait. C'est important, mais on ne peut pas faire ça sans tenir compte [...] de ce que [le jeune] porte en lui comme traumatisme, explique la directrice nationale de la protection de la jeunesse.

Déjà des changements

Depuis qu'elle est entrée en poste à l’automne 2024, Lesley Hill a fait progresser certains dossiers, dit-elle.

Je pense que le réseau m'a trouvé un peu rushante cette année, admet-elle. Je n'aime pas les directives parachutées, mais je n'avais pas le choix. Tout ce qui est mesures de contrôle, d'isolement, il fallait que j'agisse là-dessus immédiatement.

Mme Hill est également intervenue pour limiter le nombre de jeunes atteints d'une déficience intellectuelle qui se retrouvent dans les centres jeunesse.

Ceux qui sont là parce qu'ils n'ont pas une autre place plus adéquate, on ne peut pas tolérer ça, insiste-t-elle.

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