Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La diplomatie du «goon»

3 month_ago 28

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Après avoir souhaité une victoire canadienne lors de la finale de hockey masculin des Jeux de Milan-Cortina, puis assisté à la défaite in extremis de la bande à Crosby, loin de vivre un deuil national, je me suis plutôt réjoui du triomphe de Team USA.

Nous venions d’assister à une performance rien de moins qu’historique de la part du gardien états-unien, Connor Hellebuyck : 41 arrêts, dont plusieurs acrobatiques. Ça fait toujours plaisir de voir un être humain réussir à secouer la réputation de « chokeux » qui lui collait à la peau, parce que c’est l’étiquette la plus infamante de tout le sport professionnel.

Et quand j’ai vu les joueurs des États-Unis, après le match, parader au centre de la glace avec un chandail d’équipe au nom de Johnny Gaudreau, absurdement fauché par un chauffard ivre sur une route du New Jersey, mais qui aurait dû se trouver parmi eux ce jour-là, avec la même médaille d’or au cou — oui, Johnny Hockey, comme on l’appelait, auréolé de gloire posthume sous les yeux de ses parents en larmes dans la foule, pour son dernier tour de patinoire —, je me suis dit, c’est bien sûr, que ces gars-là avaient le cœur à la bonne place.

La veille, j’avais visionné un documentaire sur le « miracle » de Lake Placid, où une équipe de collégiens et de cols bleus issus, pour la plupart, de familles ouvrières du Minnesota a battu, en finale des Jeux de 1980, la puissante machine rouge de l’URSS et ses athlètes d’élite dorlotés par l’État socialiste, pour causer LA SURPRISE et provoquer, dans la foulée de l’intervention des tanks de Brejnev en Afghanistan, un sursaut national chez l’Oncle Sam. Les étudiants iraniens dont les enfants se font aujourd’hui foutre une raclée par le Grand Satan détenaient alors 52 otages américains à l’ambassade des États-Unis à Téhéran.

À Milan-Cortina, la grosse machine rouge, réputée imbattable, c’était le Canada. Et, salaires de millionnaires ou pas, ces Américains qui fêtent leur victoire à la bière plutôt qu’au prosecco faisaient, plus que jamais, figure de prolos de la puck et du gouret. Mais voilà : ça se passe sur la glace, pendant 60 minutes, et tout le reste, ce sont des mots, comme ici.

Après la remise des médailles, pendant que les Canadiens se consolaient avec leur petite hermine en peluche, les célébrations se sont poursuivies dans le vestiaire des vainqueurs. Et c’est là que ça s’est dégradé…

Quand, délaissant son devoir de réserve, le directeur de la police nationale du pays vainqueur y rejoint les « boys » pour sautiller-gueuler-s’asperger-de-broue à l’unisson, ça fait un peu république de bananes. Mais Kash Patel en indigne dignitaire (un indignitaire ?) d’une grande démocratie, était-ce vraiment si surprenant ? Ce n’est pas comme si, après plus d’une année de trumpisme 2.0, on ne commençait pas à être habitués. Soyons lucides : les États-Unis de 2026 sont une république de bananes dotée d’un arsenal de 5550 têtes nucléaires et pratiquant la diplomatie du porte-avions.

Et qui peut sérieusement affirmer qu’entendre une blague misogyne de la bouche de monsieur « grab them by the pussy » l’a jeté par terre ? On ne peut pas plus demander à un Donald Trump de se montrer équitable et respectueux envers les femmes qu’à un orang-outan de maîtriser les lois de la thermodynamique.

On a, par contre, reproché aux joueurs de cette équipe nationale d’avoir acquiescé, par leurs rires, au douteux sens de l’humour présidentiel. Ils ont 28 ans, en moyenne. Ils venaient de s’entraîner et de jouer au hockey pendant deux semaines et de se défoncer pendant deux heures. Et là, délivrés, baignant dans l’euphorie, la bière et la sueur, ils sont au sommet du monde. Peut-on vraiment leur en vouloir de ne pas avoir exercé, l’espace de quelques secondes, un discernement suffisant devant la minceur intellectuelle et la grossièreté pathologique des propos tenus par leur chef d’État ?

L’argent, en général, rend conservateur. Dans le hockey de la LNH, le salaire minimum est de 1 million de dollars canadiens par année, et le salaire moyen, de 4 millions. Les joueurs de hockey, c’est mathématique, sont donc portés à être plus conservateurs que la moyenne de la population. Dans ce vestiaire des médaillés d’or du hockey masculin, il devait logiquement se trouver plusieurs électeurs républicains, et peut-être même quelques émules de Wayne Gretzky en pâmoison devant le Démon orange.

Et c’est pareil au basket, au baseball et au football : Dieu est grand et il permet aux meilleurs de s’enrichir à craquer et aux autres de vivre assez à l’aise pour se payer de gros sacs de Doritos sans avoir à surveiller les rabais, et grand bien leur fasse, parce que l’hypercapitalisme de la sphère sportive est un sujet trop vaste pour l’espace de cette chronique.

Une idée de sondage : mesurer les opinions politiques des joueuses de la Ligue professionnelle de hockey féminin (salaire moyen : 75 000 dollars canadiens par année). C’est probablement là que, enfouies sous la glace, tel le proverbial dollar porte-bonheur des équipes du Canada, se terrent les idées progressistes…

Le lendemain de ladite finale de hockey olympique, le prof Dupuis-Déri a dévoilé son étude sur la progression de l’intolérance et des discours haineux dans les écoles du Québec. Le sport scolaire et les équipes de garçons vont inévitablement se retrouver dans le collimateur. On a aussi beaucoup parlé, cet hiver, du déclin du hockey québécois, des petites ligues jusqu’au circuit Bettman. Ma blonde m’a subtilement suggéré qu’il pourrait y avoir un lien : les Québécois déserteraient les arénas à cause, entre autres, de la virilité toxique des vestiaires de gars. Je pense que ça va prendre d’autres études…

En attendant, et alors que, des affaires de mœurs du hockey junior à la litanie des féminicides, la crise locale de la masculinité continue de s’aggraver, ailleurs, par une de ces fabuleuses ironies dont l’Histoire a le secret, le macho le plus outrancièrement dominant de la planète et Nétanyahou, premier ministre accusé de génocide, sont en train de libérer les Iraniennes de l’emprise du plus archaïque des patriarcats.

La guerre est la continuation du sport par d’autres moyens.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway