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La dernière ligne droite pour André Lamontagne

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POLITIQUE. Ne se représentant pas aux prochaines élections provinciales, le député de Johnson, André Lamontagne, souhaite notamment se concentrer sur le dossier de l’hôpital et sur les différents besoins des municipalités de sa circonscription, jusqu’à la fin de son mandat.

Questionné sur les dossiers à poursuivre jusqu’à la fin de son mandat, André Lamontagne s’est exprimé en disant que «l’éléphant dans la pièce» est le dossier du nouvel hôpital de Drummondville.

«Ce dossier m’occupe vraiment beaucoup et on a un engagement dans ce sens-là. On a un budget qui s’en vient. Au PQI 2025-2035, il était mentionné que cela allait être mis à l’étude pendant l’année en cours. Mais une fois qu’il sera dans le Plan québécois des infrastructures, ce ne sera pas la fin. Ce sera le début d’une grande course. D’ici là, c’est de m’assurer que cela va être fait», a-t-il fait savoir.

«Les députés de Johnson et de Drummond-Bois Francs auront toujours cette responsabilité-là de tout mettre en œuvre pour que ce projet puisse se réaliser dans les meilleurs délais possible», a-t-il ajouté.

Mais en attendant que cela «puisse se compléter», M. Lamontagne a indiqué qu’il y a des besoins «ponctuels», des urgences «dans tous les sens du terme».

Après 12 ans comme député de Johnson, André Lamontagne avait annoncé cet automne qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections provinciales. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«C’est de voir comment on peut accompagner pour faire en sorte que les besoins soient rencontrés sur le territoire. C’est le dossier régional. Il m’interpelle aussi dans un contexte où on sait que les besoins en infrastructures au Québec sont quasiment illimités, mais que les ressources sont limitées», a précisé l’ex-ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et ex-ministre responsable de la région du Centre-du-Québec.

Mis à part l’hôpital, les autres dossiers à prioriser iront en fonction des besoins des municipalités de sa circonscription.

«Chaque municipalité a ses enjeux et ses défis. Il y en a que ce sont les écoles, d’autres, c’est le routier, et il y a une municipalité que c’est l’eau», a-t-il constaté.

Questionné sur ses «résolutions» pour l’année 2026 en tant que député, André Lamontagne a répondu qu’il veut, entre autres, continuer à aider les citoyens se présentant à son bureau, mais aussi prendre le temps, dans les prochains mois, de saluer les personnes avec lesquelles il a développé des liens d’amitié et d’appréciation.

«La circonscription, c’est comme ma deuxième famille», a affirmé le natif de Saint-Félicien et député de Johnson depuis 12 ans.

Caucus présessionnel

Dans la semaine du 26 janvier, le caucus présessionnel de la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’est tenu à Trois-Rivières ; André Lamontagne y était.

Il a affirmé être ressorti de cet événement «emballé et motivé».

«C’était particulier parce que c’était la première fois, depuis que je suis député, qu’on avait un caucus dont le premier ministre était là et qu’il avait annoncé sa démission. C’était aussi un caucus qui comprenait notamment deux candidats à la chefferie de la CAQ. Donc, j’étais curieux de voir quelle sorte d’atmosphère on allait avoir», a raconté le député de Johnson.

Mais celui-ci a également été une occasion de prendre connaissance «des défis en vue des prochains mois», soit de gouverner, avec notamment les projets de loi qui sont «en cours de réalisation», dans un contexte de course à la chefferie.

«Il y a eu justement des discussions sur les lèvres à savoir comment ça va se passer quand le premier ministre sera parti et qui sera à la tête du parti. Comme projets de loi, on a celui de la gouvernance syndicale qui est important, ceux sur la laïcité, l’intégration nationale et d’autres en cours. Faire adopter des projets de loi, ce n’est pas toujours un long fleuve tranquille. C’est ponctué de défis», a-t-il expliqué.

André Lamontagne a souligné que Simon Jolin-Barrette était «son poulin». (Photo : Ghyslain Bergeron)

«Au caucus, j’ai constaté qu’il y a de la mobilisation des personnes, que ce soient les différents ministres et toute personne qui est interpellée par nos projets de loi», a-t-il ajouté.

Rappelons que M. Lamontagne avait invité son collègue Simon Jolin-Barrette à se lancer dans la course à la chefferie.

Ce dernier a finalement décidé de ne pas le faire «pour des raisons familiales et professionnelles».

André Lamontagne comprend son choix, mais avoue avoir vécu «une déception».

«Simon, je le côtoie depuis 12 ans et je suis très près de lui. On a eu des discussions, à répétition, sur l’éventualité d’un départ du premier ministre, et il a toujours su que j’allais appuyer sa candidature. Je comprends sa décision parce que j’ai déjà eu de jeunes enfants et je sais que c’est un père très impliqué auprès de sa famille. C’est exigeant d’être député. Il est une bonne ressource pour les Québécois», a-t-il fait valoir.

La rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale s’est faite aujourd’hui, le 3 février.

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